Pierre Colman s’est converti à l’orfèvrerie à l’âge de 22 ans, dans la sacristie d’une église de la « Cité ardente », sa ville natale, un calice dans une main, une loupe dans l’autre. C’était en 1953. De fil en aiguille, il s’est vu amené à consacrer sa thèse de doctorat à l’orfèvrerie religieuse liégeoise, puis à compter parmi les fondateurs de l’Académie d’histoire de l’orfèvrerie en Belgique. Cette passion, qui ne s’éteindra qu’avec lui, s’est inscrite dans un programme de recherche fermement centré sur Liège, tout en rejetant radicalement l’esprit de clocher. Il l’a heurté de front en rendant à Hans von Reutlingen, orfèvre d’Aix-la-Chapelle, le fameux buste-reliquaire de saint Lambert. Il a irrité davantage en lançant une retentissante querelle sur les fonts baptismaux de Saint-Barthélemy, que d’aucuns rangent, bien à tort, dans l’orfèvrerie.
C’est à l’Institut royal du patrimoine artistique, alors les ACL, que sa carrière a commencé, sous la férule de Paul Coremans. « Le chef » lui a confié la responsabilité de l’inventaire photographique de la ville de Liège, et lui a demandé de la conserver lorsque cette carrière a pris un tournant, par la grâce de l’Université de Liège.
C’est d’elle qu’il avait reçu sa formation. Il y a professé jusqu’en 1996. Il est membre émérite de la Classe des Arts de l’Académie royale de Belgique et de l’Académie royale d’archéologie de Belgique.
Il a été longtemps administrateur du Centre d'études de la peinture du xv e siècle dans les anciens Pays-Bas méridionaux et la principauté de Liège (qui fait désormais partie du département documentation de l’IRPA) ; il en a été le président de 2003 à 2006.





Remerciements
Toute ma gratitude s’adresse aux chercheurs actifs aux Archives de l’État à Liège : au premier rang d’entre eux, le regretté Nestor Mélon, mon obligeant collègue Jean Lechanteur et feu mon épouse Berthe Lhoist. Pierre-Yves Kairis a bien voulu me transmettre une grande quantité de fiches-mères, dont beaucoup signées de Mme Étiennette Gaspar, dressées à l’intention du Dictionnaire Informatisé des Artistes Liégeois, actuellement en sommeil. A tous et à toutes, j’adresse l’expression de ma vive gratitude.
La banque de données que voici est restée longtemps confidentielle. C’est grâce à Pierre-Yves Kairis et surtout à Marie-Christine Claes et au soutien informatique bénévole de Frédéric Claes qu’elle s’est intégrée à BALaT. Je ne saurais trop les remercier, ni mon disciple très cher Luc Engen, inlassablement disposé à me prêter aide et assistance.
Que Walter van Dievoet soit vivement remercié de m’avoir autorisé à mettre à profit son travail sur les poinçons du Régime français.
De même, tous mes remerciements à Hugo Maertens, photographe auteur des clichés de poinçons dans le catalogue
L’orfèvrerie civile ancienne du pays de Liège , Liège, IPPA, 1991