de La Barrière, Auguste (Basterot, Chevalier -)   [1822 - 1824]   ¨   Tournai

(mort à Perpignan en 1844)

Auguste-Prosper-André Basterot de La Barrière. Jobard affirme que "Labarière, ancien associé de M. Dewasme" a fait ses premières armes dans son atelier, mais aucune preuve tangible ne confirme cette affirmation. Aurait-il collaboré à la mise sur pierre du frontispice de Renard pour les Fastes Belgiques édité par Marcelin Jobard ?

Selon HenriHymans, qui ne cite pas son prénom, La Barrière est un ancien officier de l'Empire, fixé en Belgique, ce que semble confirmer la Feuille de Tournay du 20 juillet 1823 : M. le chevalier de La Barrière, qui a changé son épée de capitaine contre le crayon d'un artiste ; et je le trouve plus heureux de dessiner des champs de bataille en Belgique, que d'aller tuer, en Espagne, ceux dont il partage peut-être les opinions[1]. Tandis que selon Van der Marck (p. 65), "Auguste Basterot, chevalier de la Barrière", est un architecte français immigré. Il est un moment professeur de Louis Haghe, et est associé de Antoine Dewasme à partir de janvier 1822. Le 18 août 1822, la Feuille de Tournay annonce que La Barrière se rend à Paris pour un voyage d'études et y visiter les plus importants ateliers lithographiques. Le 6 septembre 1822, la Feuille de Tournay signale son retour la veille, muni de nouvelles connaissances.

Il signe "A. La Barrière" quatre petites planches des Suites des Principes de Paysages Dessinés, 1er cahier, édité par Dewasme à partir de 182, et il lithographie des planches pour la Collection historique des Principales Vues des Pays-Bas (1823 - 1824) éditée par le même.

Il termine sa carrière à Perpignan, où il se trouve en 1824[2]. Il devient directeur de l'Académie (Van der Marck, p. 70) et y meurt en 1844.

Bibliographie : Hymans, Lithographie, p. 425 ; Tournai. Exposition des Arts Décoratifs anciens et du Livre. Sous les auspices de l’Administration communale de Tournai et des Amis du Hainaut, Catalogue, Mai-Septembre 1930, n° 8, p. 191 ; Dominique, La lithographie en Belgique. Ses débuts dans La Gazette, 15 octobre 1935 ; Dominique, La lithographie en Belgique de ses débuts à la révolution de 1830 dans La Gazette, 22 octobre 1935 ; Van der Marck, p. 6-66, 69, 78, 82, 232 (note 136) ; le Bailly de Tilleghem, Serge, La première époque de la lithographie à Tournai dans Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, 1981, p. 239-303.

Collection : Bruxelles, KBR, Estampes ; Tournai, Archives de la Ville ; Tournai, Musée d'histoire, d'archéologie et des arts décoratifs.



[1] Est-ce une critique générale des guerres françaises ou cet article insinue-t-ill que Basterot aurait quitté l’armée pour ne pas participer aux actions françaises en Espagne ?. Ferdinand VII, aidé par une intervention française, établit une monarchie absolue. Sa politique absolutiste provoque une révolution réprimée en 1823. La répression anti-libérale en août-septembre 1823 provoquera de nombreux exils.

[2] Architecte du département des Pyrénées-Orientales durant la Restauration et sous le règne de Louis-Philippe, il a popularisé les monuments et les ermitages du Roussillon à l'aide de deux publications : Voyage pittoresque dans le département des Pyrénées-Orientales (en lithographies représentant les principaux sites et monuments du pays), Perpignan, Chapé, 1824-1825. in-4° ;  Voyage aux ermitages des Pyrénées-Orientales, Perpignan, Aubry et 1829, in-folio. 12 pages de texte et 20 de lithographies. Il mourut à Perpignan le 14 septembre 1844. Un portrait qui se trouve dans le cabinet de l'archiviste départemental, à la Préfecture des Pyrénées-Orientales, représente le chevalier de Basterot à l'âge de trente-quatre ans   
(http://www.mediterranees.net/biographies/capeille/basterot.html).