Van den Burggraaff, Guillaume-Philidor   [1820 ca - 1841]   ¨         Bruxelles

(Bruxelles, 1787- Bruxelles, 1856)

On trouve dans les suppléments du recensement bruxellois de 1812 : Van den Burgraff Guillaume-Philidor, Agé de 28 ans. Marchand de tabac, domicilié Sn 7, rue de la Madeleine, 565, né à Bruxelles. Réside à Bruxelles depuis le 12 octobre 1815. Il habite alors avec sa sœur Madeleine, âgée de 23 ans, qui exerce le même métier. Dans le recensement de 1816, on trouve Guillaume-Joseph, âgé de 30 ans, marchand de tabac, qui pourrait être son frère aîné d’un an. Deux ans plus tard, paraît une annonce qui concerne peut-être un de ses biens.

A. V. campagne à Cortenberg S’adresser chez G. P. Vanden Burgraaf, à ladite campagne (L'Oracle, 21 mai  1818).

Il est actif en à Bruxelles vers 1820 (1818 selon Briavoinne, repris par Louis Hissette et par Rob Meijer). À notre connaissance, la première mention de Van den Burgrraaff dans la presse est le 4 mai 1821 (voir infra). Il est nommé lithographe de l’Académie de Peinture de Bruxelles en 1822. Il est l’une des trois lithographies mentionnées par l’Almanach du Commerce et de l’Industrie de 1822, avec les demoiselles Châtillon et Jobard. Il est un des quatre lithographes mentionné par le Nouvel Almache de poche de Bruxelles pour 1823. Au recensement de 1829 (section 6, f° 402), il a 48 ans.

Van den Burggraeff a fait travailler les frères Alexandre et Léopold Boëns, Auguste Vincent, ainsi que, en lithographes "amateurs", les peintres Constantin-Fidèle Coene, Antoine Brice et Pierre-Joseph-Célestin François, ainsi que Jean-Jacques Eeckhout.

Il devient éditeur et lithographie de l'Académie royale en 1825. Il indique ce titre dans la signature de certaines de ses lithographies.

Le registre des patentes de 1832 (supplément, n° 64) indique : Van den Burggraaff G. P. Lithographe 5 ouvriers. Il ne semble plus avoir publié de travaux importants après 1834. On ne trouve pas dans les recensements de 1835 et 1842. Il est encore actif en 1841, si l'on en croit l'annuaire Tarlier. Il quitte le centre ville à une date indéterminée, puis revient le 11 août 1849 s'installer Rue de Terre-Neuve, 32 (recensement bruxellois de 1846). Il est alors rentier et provient alors de Saint-Josse où nous n'avons pas trouvé de trace d'activité. Il est remarié avec Marie-Louise Deveau, de 25 ans sa cadette. Il meurt en 1856[1].

Il est un des grands éditeurs de lithographies dans les années 1820. Dans les années 1830, il imprime notamment des planches pour le Bulletin de l'Académie royale de Belgique.

Il expose à Haarlem en 1825 :

G.P. van den Burggraaf, Brussel   
2532 a twee platen voorstellende gezigten in Égypte uit het werk van Wahlen    
2533 b vier platen [...] naar de natuur geteekend door Eeckhout en Madou   
2334 c dito het portret van Talma   
2535 d dito la jeune cajoleuse naar het oorspronkelijke van Quinte-Metsys.  
Alles in steendruk.

Adresses : Rue de la Madeleine (Section 7), 565 <1812-1816> ; Rue des Chandeliers (section 1), 343 <1821-1824> ; Rue du Nord, 64<1825>[2] ; Rue Royale (Section 6), 68 (n° section) = 23 (n° rue)<1825-1829>[3] ; Rue des Eperonniers <1834-1835> ; Rue de la Madeleine, 2 <1838-1841>.

Annuaires : L’Almanach du Commerce et de l’Industrie de 1822, p. 59 ; Perichon, C.J. (Éditeur), Almanach du commerce de Bruxelles et se environs contenant près de 5000 adresses, par année, 1822, 2e année, à Bruxelles, chez l’éditeur, rue des Alexiens, s. 8, 714., chez H. Remy, imprimeur libraire, et chez les principaux libraires du royaume, p. 59 ; Nouvel Almanach de poche de Bruxelles, 1823 ; de Fortbois, Et. H., Almanach du commerce de Bruxelles et des provinces des Pays-Bas pour l'an 1824, p. 211 ; Mauvy 1834 ; Mauvy, 1835 ; L'indicateur belge ou guide commercial et industriel [...] dans Bruxelles, 1838-1839 ; Tarlier, 1841.

Bibliographie : Hymans, Lithographie, p. 427 ; Liebrecht, p. 38 ; Dominique, La lithographie en Belgique. Ses débuts dans La Gazette, 15 octobre 1935 ; Dominique, La lithographie en Belgique de ses débuts à la révolution de 1830 dans La Gazette, 21 et 22 octobre 1935 ; Van der Marck, passim ; Oukhow, Catherine, Les journées de septembre, cat. exp., Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, 1980, cat. 67 ; Hiernaux, Luc, Vues inédites de Montaigle et de Han-sur-Lesse (1827-1829) dans De la Meuse à l'Ardenne, 31, 2000, p. 75-81 ; Walch, passim ; Godfroid, p. 612, 711-712 ; Meijer Rob, The beginnings of lithography in Brussels dans Quaerendo, 33, 2003, n° 3-4, p. p. 307.

Collection : Bruxelles, KBR, Estampes ; Liège, Université, Collections artistiques (Galerie Wittert).



[1] Du Vingt-septième jour du mois d’Avril l’an Mil huit cent cinquante-six, à neuf heures du matin. Acte de décès de Guillaume Philidor Vandenburggraaff, rentier, décédé le vingt cinq du mois, à onze heures du soir, rue des Tanneurs, S. 2, n° 78, âgé de soixante huit ans, six mois, onze jours, né à Bruxelles, domicilié même maison, veuf d’Augustine Sophie Pernier, et époux de Marie-Louise Joséphine Devaux, fils de Corneille Vandenburggraaff et de Marie-Marthe Spruyt, conjoints décédés. Sur la déclaration de Joseph Hanssens, peintre, âgé de cinquante-six ans et de Pierre Detroch, sans profession, âgé de soixante-cinq ans, domiciliés en cette ville et ont signé. Henri Lavallée, officier de l’état civil (Archives de la Ville de Bruxelles, registres de population, décès, acte 1861).

[2] Cette adresse apparaît sur une planche publiée en 1825.

[3] "Nieuwe Koninglijkse Straat" dans le Recensement de 1829, section 6, f° 402, où il est mentionné "Wettelijk gescheiden van zijn huisvrouw".