Herfotografie


Ontdek een selectie van 102 beschreven en geherfotografeerde Duitse negatieven!


De verzameling Duitse negatieven kan ook vandaag inspirerend werken voor het beheer van het artistieke erfgoed. Doorheen de afgelopen decennia waren de gefotografeerde monumenten en kunstwerken immers vaak het voorwerp van vernielingen, afbraak, structurele veranderingen, restauratiecampagnes of modernisering. De fotografische inventaris van 1917-1918 laat ons toe om deze historische evolutie van het culturele erfgoed te documenteren en te bestuderen, een van de doelstellingen van het onderzoeksproject van het KIK.

Een selectie van historische monumenten en kunstwerken in België, in beeld gebracht door de Duitse bezetter, werd opnieuw gefotografeerd. Er werd telkens rekening gehouden met het oorspronkelijke standpunt van de Duitse fotograaf en met de technische eigenschappen van de negatieven om een zo identiek mogelijke foto te bekomen. Het resultaat is een leerrijke confrontatie tussen de originele foto uit 1917-1918 en zijn equivalent honderd jaar later
(foto’s: Stéphane Bazzo, Jean-Luc Elias, Barbara Felgenhauer, Hervé Pigeolet, Katrien Van Acker ; notities: Emma Anquinet, Marie-Christine Claes, Thérèse Cortembos, Maud Lebrun).


Kasteel Cleydael Het kasteel Cleydael in Aartselaar is één van de weinige bewaarde middeleeuwse burchten in België. Het waterslot is opgetrokken in traditionele bak-en-zandsteenstijl en fungeerde aanvankelijk als voorpost van de verdedigingsvestigingen rond de stad Antwerpen. Het kasteel kende doorheen de geschiedenis verschillende eigenaars, onder andere de ridder Geeraerd van der Elst in 1371. Door verkoop, overervingen en schenkingen kwam het pand achtereenvolgens in handen verschillende families, waaronder de eeuwenoude patriciërsfamilies Sanders in de 14de eeuw en de ridder Pieter van der Straeten, die het vervallen waterkasteel sinds 1518 liet restaureren en aanpassen (bv. nieuw woongedeelte aan de westzijde en vermoedelijk ook de vierkante toren met draaitrap op de binnenkoer die in 1725 gesloopt werd). Ook de gebroeders Hellemans restaureerden vanaf 1615 het kasteel en zorgden voor de wapenschilden boven de inkompoort (1650). In de 19de en 20ste eeuw werden eveneens meerdere restauraties uitgevoerd, onder andere door de Antwerpse Reder Christiaan Sheid die het kasteel na de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) aankocht. Het kasteel bleef overigens gespaard van vernielingen tijdens de oorlog, zoals te zien is op de foto links. Sinds 1977 zijn het kasteel en haar omgeving beschermd als monument en in 2001 werd het kasteel vrijgemaakt voor zakelijk gebruik. Vandaag kan het kasteel gehuurd worden voor feesten, enkele gebouwen van het neerhof functioneren als golfonderneming met een eigen restaurant en clubhuis, en recent werd de restauratie van de overige delen van het neerhof gestart. © KIK, Brussel, B020580, 1917-18 en X102647, foto Jean-Luc Elias, 2016.

Alleur. Ferme castrale de Waroux. Située rue de Waroux, 302, en face du château, cette ferme en brique forme un vaste quadrilatère composé au Sud par une aile d'habitation, datée de 1645 par les ancres de la façade, et d’importantes dépendances remontant au 18e siècle. L’aile à rue, pratiquement aveugle, est marquée par le porche-colombier où s’ouvre un portail massif en pierre, d’esprit baroque, surmonté des armoiries de la famille de Clercx, propriétaire du château de la fin du 17e siècle à 1925, et du millésime de 1724. La ferme semble n’avoir guère changé depuis 1917, hormis la disparition de l’aire d’envol du pigeonnier et l’apposition d’un mât d’éclairage disgracieux. La ferme a été classée en 1977. © IRPA, Bruxelles, B015748, 1917-18 et X110152, cliché Barbara Felgenhauer, 2016.

Andenne, Maison dite de Sainte-Begge, Place Sainte-Begge, n° 5. Maison traditionnelle de typologie assez rare en Wallonie par sa façade, datée de 1623, héritière des constructions en bois d’origine médiévale : maintien du système constructif du pignon à rue et présence d’une structure de pierre particulièrement bien remise en évidence depuis sa récente restauration, sur base des traces archéologiques bien identifiées. Horizontalisme marqué par des cordons de pierre, soulignant linteaux, seuils et traverses, entre lesquels s’insèrent les fenêtres à croisée de pierre. Le cliché allemand montre la façade noyée dans d’épais badigeons de chaux qui occultent sa lisibilité ; les deux fenêtres de l’étage y apparaissent remaniées : celle de gauche, intacte mais bouchée ; celle de droite sans sa croisée de pierre. Une petite avant-cour, ceinturée d’un muret grillagé, s’interrompt d’un portail de pierre. Le pavage des abords a été refait de manière plus régulière. © IRPA, Bruxelles, B016871, 1917-1918 et X109816, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Andenne, Eglise Sainte-Begge, vue depuis l'ouest de la place Sainte-Begge Construite de 1764 à 1778, la collégiale est un chef d'œuvre de Laurent-Benoit Dewez, architecte de Charles de Lorraine et chef de file de l'architecture néo-classique dans notre pays. Haut transept à absidioles polygonales, suivi d’un long chœur et d’une tour carrée surmontée d'un clocher campaniforme. Adossée au chœur, ample salle capitulaire rappelant la vocation de l’édifice, occupé par des chanoinesses. Un monument aux combattants, déportés et 260 fusillés de la Première Guerre a été inauguré le 26 octobre 1930 par le futur Léopold III. Il est l'œuvre du statuaire Angelo Hecq. Surmonté des portraits des trois premiers rois des Belges, Léopold Ier, Léopold II et Albert Ier, il est adossé au transept ouest. Les dates de la Seconde Guerre mondiale ont été ajoutées. Les abords, quelque peu abandonnés en 1917, ont été aménagés en place jardinée. © IRPA, Bruxelles, s, B015762, 1917-18 et x109832, Cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Andenne, Eglise Sainte-Begge. Vue de la façade depuis l'angle nord-ouest de la place du Chapitre. Vu la taille imposante de l'édifice et le manque de recul, deux clichés ont été nécessaires pour photographier l'ensemble du bâtiment. La façade néo-classique, austère et monumentale, présente deux niveaux. Au rez-de-chaussée, des pilastres ioniques divisent la façade en trois parties reflétant les trois nefs intérieures. Un imposant entablement sépare les deux registres architecturaux. Le deuxième niveau, flanqué de balustrades ornées de pots-à-feu, ferme le vaisseau principal. Il présente une composition trinaire rythmée de Un fronton orné d'un blason aux armes de Sainte-Begge couronne l'ensemble. L'inscription surmontant la porte est un chronogramme de 1773, date de l'ouverture au culte. Quatre statues en bois peint représentant les vertus cardinales (prudence, tempérance, force et justice), ornaient les niches latérales. Elles ont été enlevées au printemps 2016 vu leur mauvais état de conservation. © IRPA, Bruxelles, B015763, 1917-18 X109831, Hervé Pigeolet, 2016.

Andenne, Maison, Place Sainte-Begge, 1. Cette belle porte ouvragée, de style Régence-Louis XV, s’inscrit dans un encadrement rectangulaire en pierre moulurée, en légère saillie. Sa traverse également en pierre, festonnée, délimite une baie d’imposte aux petits bois chantournés. La clé, en forme de coquille symétrique, est surmontée d'un cartouche de remploi orné de volutes, avec le blason d'Oultremont couronné. Le millésime de 1633 (Inventaire du Patrimoine monumental, 5, p. 30), également de remploi, rappelle peut-être un gros-œuvre plus ancien. La façade, autrefois chaulée, a été décapée et laisse apparaître une maçonnerie de moellons de calcaire assez irréguliers contrastant avec l’élégance de la porte. Son vantail a été renouvelé probablement à la fin du 19e siècle. © IRPA, Bruxelles, B015764, 1917-18 et X109813, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Andenne, Eglise Saint-Pierre à Andenelle, Rue des Moulins. Cette intéressante église romane, dite "des Sarrasins", fut d’abord amplifiée d’un transept et d’un chœur néo-romans en 1860 par l'architecte provincial Ladislas Degreny, comme le montre le cliché allemand. La tour et la nef, en moellons de grès et calcaire, datent du 12e siècle. L'église, délabrée en 1913, doit être restaurée, mais la guerre interrompt les travaux. La toiture est enlevée, mais les travaux de restauration ne se feront qu'en 1923, sous la direction de l'architecte Daniel Francken. Le caractère roman de l’édifice fut déjà édulcoré par les interventions du 19e siècle. Mais il disparaît presqu’entièrement en 1923 par la création de collatéraux à pignons perpendiculaires, éclairés par des fenêtres jumelées en plein cintre, remplaçant les anciens bas-côtés sous toiture en appentis. L’ancien cimetière, qui accompagnait l’église paroissiale, a depuis disparu au profit d’une simple pelouse. Le rehaussement de la place Tombu a nécessité la création d’un escalier intérieur pour rejoindre le niveau ancien. © IRPA, Bruxelles, B015765, 1917-1918 et X109819, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Andenne, Eglise Saint-Pierre à Andenelle, Rue des Moulins. L'intérieur de l’église présente en 1917-1918 un état désolant. L'église a été vidée et le toit a été enlevé. Le soleil pénètre alors sans entrave, provoquant un jeu lumineux qui renforce son aspect de ruine. Que le photographe allemand l’ait voulu ou non, la lumière traduit ici un expressionisme bien romantique. Ce cliché permet cependant de deviner les enduits posés sans doute en 1860 lors de l’agrandissement de l’église : faux joints imitant la pierre, décors floraux dans les écoinçons et sur les doubleaux du transept. Les fortes colonnes de calcaire, aux chapiteaux parfois ornés, sont une reprise en sous-œuvre du 16e siècle afin de décloisonner l’espace roman et d’assurer ainsi une meilleure visibilité. Le Christ actuellement dans le chœur a été prêté par la Collégiale Sainte-Begge. © IRPA, Bruxelles, B015766, 1917-1918 et X109820, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Ambachtshuizen (3, Grote Markt) De Grote Markt in het hartje van het historisch centrum van de stad Antwerpen wordt begrensd door authentieke, grondig gerestaureerde 16de- en 17de-eeuwse gildehuizen en enkele bouwwerken uit de 19de en 20ste eeuw die gereconstrueerd werden aan de hand van historische bronnen (o.a. schilderijen). De gevels van de verschillende ambachtshuizen zijn rijkelijk versierd (bv. met sculpturen van patroonheiligen) ter uitdrukking van de macht, status en rijkdom van de gilden. De huizen op de rechterzijde van het stadhuis worden gekenmerkt door een combinatie van gotische en renaissance-stijlkenmerken (bv. pinakels). Het opvallendste gebouw, Het Pand van Spanje, dateert uit 1580-1582 en wordt bekroond met een ruiterstandbeeld van de Belgische beeldhouwer Jef Lambeaux (1852-1908). De Brabofontein, die sinds 1887 op het midden van de Grote Markt pronkt, is eveneens van zijn hand en toont het verhaal van de stad Antwerpen, nl. de legende van de Romein Silvius Brabo die de reus Druoon verslaat en zijn hand in de Schelde werpt. Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) is Antwerpen door haar ligging aan de Schelde een strategisch belangrijke plek, die de Duitse troepen zo snel mogelijk in hun handen willen. Vanaf 25 augustus 1914 startten de luchtbombardementen op de stad, gevolgd door hevige gevechten tussen het Belgische en Duitse leger. Op 10 oktober 1914 valt Antwerpen en wordt de stad bezet door de Duitse troepen. © KIK, Brussel, F0000008, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 en X102679, foto Katrien Van Acker, 2016.

Arlon, Portail de la deuxième église Saint-Martin. L’église St Martin (deuxième de ce nom) fut implantée en 1571 à la Grand-Rue, et servit de lieu de culte jusqu’en 1914. Peu courant dans notre région, son portail de style Renaissance, en place sur la photo ancienne, présente un arc en plein-cintre à refends encadré de pilastres cannelés aux chapiteaux composites. Un bel entablement couronne le tout, orné de rinceaux et de deux têtes humaines, celle de droite pratiquement disparue aujourd’hui. Au-dessus, une dalle sculptée et une fenêtre postérieure sont surmontées d’un culot portant le millésime de 1634, rappelant probablement une phase de travaux de cette ancienne église. Trop petite, l’église fut démolie en 1935-1936. Son ancien portail sculpté, ainsi que d’autres éléments renaissants furent démontés et intégrés dès en 1935 dans un nouveau portail menant à l'église Saint-Donat, comme l'indique l'inscription gravée, visible sur la photo de 2016 : « Porche de/ l’ancienne église/ St-Martin/ rétabli en ce lieu/ en 1935 ». Cette composition turriforme éclectique mêle donc avec confusion des remplois du 16e siècle, un culot daté de 1634 provenant de l’ancienne église et des ancres rappelant ce même millésime, le tout sous un crénelage néo-médiéval cantonné d’échauguettes. Ce « faux » témoigne bien des conceptions patrimoniales de l’époque de l’Entre-deux-guerres où chaque pierre est un objet archéologique à conserver en tant que tel, sans préoccupation de la notion de contexte et d’authenticité. L'inscription "livraison de pommes de terre le 26 février 18, inscrit le 31 janvier, donne une précieuse fourchette pour la date de prise de vue allemande (pour autant que l'Occupant ne laisse pas une information périmée, mais on peut sans doute faire confiance à sa rigueur) © IRPA, Bruxelles, B020722, 1917-18 et x112769, Cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Aubange, Château de Clémarais, aujourd'hui Hostellerie de Claimarais. Le domaine de Clémarais comportait un château-fort dont l'origine remonterait à 1370. En 1670, Louis XIV ayant ordonné le démantèlement des places-fortes autour de Longwy, le château médiéval fut sans doute détruit à cette époque. Ne subsistaient que la ferme et une tour. Le cliché allemand révèle un château blanchi d’allure classique par sa volumétrie et sa symétrie, marqué par un avant-corps de type plus néo-classique. De part et d’autre de celui-ci se distribuent quatre travées de fenêtres sur deux niveaux, le tout de bonnes proportions. Aujourd’hui, le château a perdu son élégance classique par sa transformation en 1967 pour l’hôtellerie. Les proportions d’origine ont été tronquées par l’adjonction d’un étage et par la modification complète de l’avant-corps à la suite de la suppression du balcon et des arcades. Les lucarnes à fronton ont également été supprimées. Par ailleurs, le badigeon clair de la façade a disparu au profit d’une végétation importante. Les abords ayant été modifiés et la végétation s’étant développée, la prise de vue réalisée en 2016 a dû être réalisée selon un angle quelque peu différent. © IRPA, Bruxelles, B016712, 1917-18 et x112703, Cliché Hervé Pigeolet

Aubange, Tour dite des effrayes, domaine de Clémarais. Au bord d’un étang, cette puissante tour-pigeonnier, de datation incertaine, serait peut-être un vestige du château-ferme médiéval primitif, qui remontait aux alentours de 1370. Ses quatre niveaux, légèrement talutés à la base, sont solidement chaînés aux angles. Une double arquebusière, sur la face latérale, témoignerait de son ancienneté. Cependant, la porte d’entrée, en plein cintre grossier, de même que les aires d’envol des pigeons, pourraient appartenir aux Temps modernes. Contemporaine de cette dernière époque, la haute toiture d’ardoises à quatre pans, dont les amples coyaux retombent sur une corniche moulurée. © IRPA, Bruxelles, B020727, 1917-18 et x112704, Cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Aubange, Lavoir, Rue de Messancy Alimenté par le ruisseau de Brühl, affluent de la Chiers, ce lavoir du 19e siècle forme un beau et profond volume de pierre sous appentis, accolé au mur de soutènement d’une grosse propriété. Sa structure comprend deux piliers courtauds, sur un mur-bahut, et les pignons, celui de droite se réservant l’entrée. Sa toiture d’ardoises actuelle, en mauvais état, est bordée de zinguerie nouvelle. Les abords ont été profondément modifiés : la mare alimentée par le ruisseau, qui servait probablement d’abreuvoir aux bestiaux, a été remblayée et la végétation s’est développée. A l’arrière-plan, le long volume blanc a été recoupé et privé de ses dépendances à droite. © IRPA, Bruxelles, B020730, 1917-1918 et X109816, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Autelbas, Ferme-Château de Sterpenich Cette tour carrée fait partie d’un ensemble remontant principalement au 17e siècle et remanié aux siècles suivants. Elle était couverte d’un double bulbe, piqué d’une girouette profilant un ange buccinateur. Le cliché de 1917 la montre encore dans son état originel : une construction couverte d’un enduit à la chaux, signalée par cette toiture d’allure baroque qui lui confère toute sa noblesse. Un volume plus bas l’épaule à droite, devancé par du matériel agricole et des tas de bois. Un mur de clôture sépare la propriété en deux parties. La tour est aujourd’hui considérablement appauvrie par la disparition de la toiture bulbeuse et la présence d’un crépi de ciment. Une girouette semblable pique la toiture en simple pavillon. A côté, le volume est fortement transformé (percements récents) et un mur de béton affirme nettement la division de la propriété. © IRPA, Bruxelles, B021472, 1917-18 et X112778, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Autelbas, Château des seigneurs d'Autel. Cet important château d’origine médiévale (13e-15e siècles) fut transformé tout au long des Temps modernes pour s’adapter tant bien que mal à l’évolution et aux exigences de la vie « moderne ». Le cliché allemand met bien en lumière ce substrat médiéval et post-médiéval, puissant et massif, où le 18e siècle perce timidement les murailles. L’ensemble fut démantelé et vendu pendant la 1ère guerre mondiale, abandonné puis détruit en 1983 par un violent incendie. Il apparaît aujourd’hui, presque méconnaissable, dans un état de ruines contrastant fortement avec le château « habité » du cliché allemand. Classé en 1976, le château fait l’objet depuis 1998 de chantiers de stabilisation et de reconstruction © IRPA, Bruxelles, B021480, 1917-18 et X112779, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Binche, Les remparts et le faubourg Saint-Paul depuis la Rue des Mourdreux, au sud de la Ville. L'enceinte urbaine de Binche, longue de 2,126 kms, était constituée de 30 tours dont 25 subsistent encore, reliées par des murailles de grès et de schistes locaux. Ensemble unique en Belgique, c'est la seule enceinte médiévale (12e siècle, agrandie au 14e) quasi entièrement conservée, même si de nombreuses réparations ont été effectuées au cours des temps. Sur le cliché allemand, les arbres ont envahi l'intérieur de l'enceinte, ne laissant dépasser que le bulbe de l'église Saint-Ursmer. Le pied des murailles, bien visible, accueille des jardinets et des groupements de bâtisses « hors-les-murs ». A droite, deux cheminées témoignent de la présence d’industries artisanales très proches de la ville ancienne. Classée en 1947, fouillée et restaurée de 1995 à 1999, l'enceinte fait aujourd’hui partie du patrimoine exceptionnel de la Wallonie. Si l’environnement de prairies est toujours présent à l’avant-plan, le pied des murailles, par contre, disparaît aujourd’hui derrière une végétation arbustive abondante. Seule la collégiale Saint-Usmer est quelque peu mise en valeur à la pointe de l’éperon rocheux. A droite, les traces de l’industrie urbaine ont disparu. © IRPA, Bruxelles, B015536, 1917-18 et X106725, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Braine-le-Comte, Eglise Saint-Géry, Autel à retable. Ce maître-autel à retable, surmonté d’une tourelle eucharistique, est une œuvre exceptionnelle réalisée en pierre d’Avesnes rehaussée de dorures. Le millésime de 1577, figurant sur l’entablement supérieur, le rattache clairement à la Renaissance. L’ensemble, cependant, perpétue un principe et une structure de tradition gothique : le retable comprend deux registres de trois travées ornés de nombreuses sculptures et scènes de la vie du Christ. Huit personnages féminins, traités en « caryatides » illustrent les sept vertus, théologales et cardinales, outre Salomé présentant la tête de saint Jean-Baptiste. Au-dessus, une tourelle eucharistique, fine et ouvragée, contenait les hosties consacrées. Ses trois registres dégressifs présentent des figures d’apôtres et de Pères de l’Eglise entourant le Christ central. Suite au Concile Vatican II (1962-1965), un autel contemporain a donc été ajouté pour célébrer la messe face au peuple. © IRPA, Bruxelles, B015575, 1917-18 et X106734, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Braine-le-Comte, Ancienne église des Dominicains. Construite en 1627, comme l'indiquent les ancres millésimées en haut de la façade, cette église conventuelle en brique et pierre bleue est un bel exemple du baroque régional en Wallonie : son élévation élancée la rattache à la tradition gothique, mais sa façade, composée en registres horizontaux sous un haut pignon, est ornée de motifs italianisants, se mêlant pourtant à des motifs de « cuirs » influencés par l’architecte Jacques Francart II : colonnes doriques et pilastres ioniques, superposés, fenêtres et niche sous fronton interrompu, volutes baroques du pignon . Pendant la Première Guerre, l’église était le siège du comité hispano-néerlandais pour la protection du ravitaillement, organisme créé par des nations neutres pour soutenir la population belge affamée tant par les réquisitions allemandes que par le blocus allié. Depuis cette époque, les pavés de la rue ont fait place à une voirie en macadam. Fortement délabrée aujourd'hui, l'église mériterait une importante restauration. © IRPA, Bruxelles, A008597, 1917-18 et X106736, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Braine-le-Comte, Hôtel d'Arenberg (ancien Hôtel de Ville). Les Arenberg, qui détenaient la seigneurie locale depuis 1652, mirent cette demeure à la disposition du magistrat de la ville à partir de 1720. Probablement construit dans la deuxième moitié du 16e siècle, en deux temps rapprochés, cet hôtel en pierre bleue d’Ecaussinnes mêle traditionalisme dans son volume et ses fenêtres à croisée, et formes renaissantes pour le décor, particulièrement soigné dans la partie gauche. Ces trois travées sont accentuées par des pilastres renaissants et par des frontons ornés de tondi. La partie droite, beaucoup plus simple et traditionnelle, participe cependant à l’ensemble par la présence des cordons continus et des frontons sous corniche. D’importantes restaurations ont été menées en 1905 et après l’incendie de 1914.Croisées de fenêtre, pierres de parement et clocheton appartiennent à ces interventions. Les deux réverbères qui encadraient l’entrée ont aujourd’hui disparu. De part et d’autre, des maisons du 19e siècle aujourd’hui fortement banalisées. Celle de gauche accueille toujours une pharmacie au rez-de- chaussée, dont la devanture ancienne a complètement disparu au profit d’une intervention sans qualité. © IRPA, Bruxelles, A008596, 1917-18 et X106735, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

De Jeruzalemkerk in Brugge Om de glasramen van deze kerk te beschermen werden er panelen met gewatteerde doeken voorgezet om de schokgolf van een eventueel bombardement op te vangen. In de Brugse binnenhaven, verbonden met Zeebrugge, lagen immers Duitse onderzeeboten die werden geviseerd door Engelse aanvallen. Die konden weleens hun doel konden missen en nevenschade veroorzaken. Dit beeld toont dus een concrete maatregel om het erfgoed te beschermen. © KIK, Brussel, foto Theodor von Lüpke (dir.), F000167, september 1918 en X115223, 2016.

La cathédrale Saint-Michel et Saint-Gudule est l'un des édifices les plus impressionnants de la ville de Bruxelles. La construction de la cathédrale débute en 1226, afin de remplacer une église romane plus ancienne datant des Xème-XIème siècles. Les vestiges de l'ancienne crypte peuvent d’ailleurs encore être visités. Cependant, il aura fallu plus de 250 ans avant que la cathédrale soit achevée, ce qui explique qu’elle est le reflet de différentes phases du style gothique brabançon. La façade, qui est ici représenté, date du XVème siècle. L'intérieur est richement décoré avec des sculptures reflets du gothique primitif, ainsi que d’impressionnants vitraux. Par la suite, la cathédrale connait de nombreuses restaurations et rénovations, avant de finalement retrouver son authenticité historique. En 1962, l'église est élevée au rang de cathédrale. Entre 1983 et 2005 est initiée une grande campagne de restauration (entre autres des murs extérieurs et des vitraux), qui a permis d'élaborer un plan complet de l'ancienne église romane. © IRPA, Bruxelles, F000224, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 et X102855, cliché Jean-Luc Elias, 2015. De Sint-Michiels-en-Sint-Goedelekathedraal is één van de meest indrukwekkende bouwwerken van de stad Brussel. De bouw van de kathedraal startte in 1226 en verving een oudere, romaanse kerk uit de 10de-11de eeuw. De restanten van de oude crypte kunnen nog steeds bezocht worden. Het zou uiteindelijk ongeveer 250 jaar duren vooraleer de kathedraal voltooid werd, waardoor de kerk verschillende stijlen van de Brabantse gotiek omvat. De voorgevel, die hier op de foto is afgebeeld, dateert uit de 15de eeuw. Het interieur is rijkelijk uitgewerkt met hoog-gotische sculpturen en indrukwekkende glas-in-loodramen. Nadien volgden talrijke renovaties en restauraties die de kerk uiteindelijk herstelden in haar historische authenticiteit. Tijdens de Duitse bezetting in 1914-1918 werd iedere zondag om 10u 's morgens in de Sint-Michiels-en-Sint-Goedelekathedraal een misviering gehouden voor de Duitse soldaten. In 1962 werd de kerk verheven tot kathedraal en in 1983-2005 vond een grootschalige restauratiecampagne plaats (o.a. van de buitengevels en de glas-in-loodramen), die de mogelijkheid gaf om een volledig plan van de vroegere, romaanse kerk op te tekenen. © KIK, Brussem, F000224, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 et X102855, foto Jean-Luc Elias, 2015.

Cet hôtel de ville gothique est un bel exemple de l'architecture civile du XVIe siècle dans le cœur historique de Bruxelles. La façade est richement décorée de sculptures. La flèche surmontant l’ensemble est surmontée d'une statue de l'archange Michel. Durant la guerre de Neuf Ans, en août 1695, l'hôtel de ville est détruit par les bombardements du maréchal français Villeroy. Il est ensuite entièrement reconstruit en style Louis XIV, plus sobre. Au XVIIIème siècle, une aile classiciste est rajoutée, conçue par l'architecte bruxellois ingénieur Corneille Van Nerven (ca. 1660-1715). L’intérieur conserve des éléments issus de styles de plusieurs époques., et est décoré avec des œuvres d’art de grande valeur, comme, par exemple, des sculptures gothiques et des tapisseries du XVIe au XVIIIe siècles. Au cours du XIXe siècle, le bâtiment est restauré en style néo-gothique, en s’inspirant du bâtiment originel du XVe siècle. Pendant l’occupation allemande de Bruxelles en 1914-1918, l’hôtel de ville est occupé par les militaires allemands. Aujourd'hui, les salles désormais rénovées offrent des espaces pouvant accueillir des expositions et d'autres événements. © IRPA, Bruxelles, A008934, 1917-18 et X102846, cliché Stéphane Bazzo, 2015. Het gotische stadhuis is een prachtig voorbeeld van de burgerlijke architectuur in de 15de eeuw in het historische hartje van de stad Brussel. De voorgevel is rijkelijk uitgewerkt met sculpturen en op de torenspits staat een beeld van de aartsengel Michael. Tijdens de Negenjarige Oorlog, in augustus 1695, brandde stadhuis af door de bombardementen van Franse maarschalk de Villeroy en nadien werd het volledig heropgebouwd in een sobere Lodewijk XIV-stijl. In de 18de eeuw werd achteraan een classicistische vleugel toegevoegd naar het ontwerp van de Brusselse architect-ingenieur Corneille Van Nerven (ca. 1660-1715). In het interieur zijn elementen van verschillende stijlen doorheen de eeuwen bewaard en zijn versierd met waardevolle kunstschatten zoals gotische sculpturen en wandtapijten uit de 16de-18de eeuw. Tijdens de 19de eeuw werd het hele gebouw gerestaureerd in neogotische stijl, geïnspireerd door het oorspronkelijke, 15de-eeuwse gebouw. Tijdens de Duitse bezetting van de stad Brussel in 1914-1918 werd het stadhuis ingekwartierd door Duitse militairen. Vandaag bieden de gerenoveerde zalen ruimte voor tentoonstellingen en andere evenementen. © KIK, Brussel, A008934, 1917-18 en X102846, foto Stéphane Bazzo, 2015.

Le bâtiment monumental de cette photo, la Maison « Le Moulin à Vent », est un élément central de la Grand Place. La façade, qui comprend six maisons distinctes, date de 1695-1698 et est conçue par Guillaume De Bruyne (1649-1719). L’extérieur de l’édifice est richement décoré dans le style néo-classique, et est décoré avec des feuilles d'or. Le bâtiment est également appelé « Maison des Ducs de Brabant », à cause des bustes de ducs présents sur la façade. En 1851-1856 le bâtiment a été restauré et a été épargnée de la destruction pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Depuis 1977, la Maison Le Moulin à Vent est répertoriée comme patrimoine protégé. En 2006-2010, le bâtiment a été restauré et redécoré. Trois ans plus tard, la balustrade supérieure du bâtiment a dû à nouveau être réparée, à cause d’un dommage causé par une grue de chantier. Pendant l'occupation allemande de Bruxelles, la Maison Le Moulin à Vent a servi comme centre militaire pour les troupes allemandes. © IRPA, Bruxelles, A008932, 1917-18 et X081031, cliché Stéphane Bazzo, 2015. Het monumentale pand op deze foto, het Huis De Windmolen, is een centraal element op de Grote Markt. Deze schermgevel met zes huizen dateert uit 1695-1698 en werd ontworpen door Guillaume De Bruyne (1649-1719). Het exterieur van dit gebouw is rijkelijk uitgewerkt exterieur in neoclassicistische stijl en afgewerkt met bladgoud. Dit pand wordt ook wel het Huis van de Hertogen van Brabant genoemd, omwille van de bustes van hertogen aan de voorgevel. In 1851-1856 werd het bouwwerk grondig gerestaureerd en het Huis bleef tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) gespaard van vernielingen. Sinds 1977 is het Huis De Windmolen geklasseerd als beschermd erfgoed. In 2006-2010 werd dit bouwwerk gerestaureerd en heringericht. Drie jaar later diende de bovenste balustrade van het monument opnieuw hersteld te worden na beschadigingen door een werkkraan. Tijdens de Duitse bezetting van de stad Brussel werd het Broodhuis ingericht als militair centrum voor de Duitse troepen. © KIK, Brussel, A008932, 1917-18 en X081031, foto Stéphane Bazzo, 2015.

Le palais Granvelle et La galerie Ravenstein, Bruxelles Ce palais Renaissance, construit aux alentours de 1550, a été commandité par le cardinal-évêque Antoine Perrenot de Granvelle (1517-1586). Il était considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture de style italien des Pays-Bas méridionaux. Il a abrité le siège principal de l’Université libre de Bruxelles de 1842 à 1928. En 1931, cet impressionnant bâtiment a été démoli et remplacé, en 1954-1958, par la Galerie Ravenstein, classée depuis 2009 comme monument. © IRPA, Bruxelles, F000201, cliché Theodor von Lüpke (dir.), juin-août 1918 et X081035, cliché Hervé Pigeolet, 2015. Het Granvellepaleis en De Ravensteingalerij, Brussel Deze renaissance paleiswoning werd gebouwd in ca. 1550 in opdracht van kardinaal-bisschop Antoine Perrenot de Granvelle (1517-1586). Dit bouwwerk werd als één van de meesterwerken van de italianiserende architectuur in de Zuidelijke Nederlanden beschouwd. Van 1842 tot 1928 was hier de hoofdzetel van de Université libre de Bruxelles gevestigd. In 1931 werd het indrukwekkende gebouw gesloopt en in 1954-1958 vervangen door de Ravensteingalerij, sinds 2009 geklasseerd als monument. © KIK, Brussel, F000201, foto Theodor von Lüpke (dir.), juni-augustus 1918 en X081035, foto Hervé Pigeolet, Brussel, 2015.

Maison du Roi à la Grand-Place, Bruxelles La Maison du Roi est reconstruite pendant la seconde moitié du XIXe siècle et remplace un bâtiment médiéval acheté par la ville de Bruxelles en 1860. Cet imposant immeuble néo-gothique a été dessiné par l’architecte bruxellois Pierre-Victor Jamaer (1825-1902) et est devenu le premier musée de la Ville de Bruxelles. © IRPA, Bruxelles, cliché Theodor von Lüpke (dir.), F000222, juillet 1918 et Stéphane Bazzo, cliché X081022, 2015. Het Broodhuis aan de Grote Markt, Brussel Het Broodhuis kwam tot stand in de tweede helft van de 19de eeuw en vervangt het middeleeuwse Koningshuis dat in 1860 aangekocht werd door de stad Brussel. Dit indrukwekkende neogotische bouwwerk werd ontworpen door de Brusselse architect Pierre-Victor Jamaer (1825-1902) en was het eerste Brusselse stadsmuseum. © KIK, Brussel, foto Theodor von Lüpke (dir.), F000222, juli 1918 en Stéphane Bazzo, foto X081022, 2015.

Cette photo a été prise depuis l’église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage et montre une vue sur la rue de l’Infirmerie. Au bout de la rue, l'Institut Pacheco. © KIK, IRPA, Bruxelles, A008925, 1917-18 et X106542, cliché Katrien Van Acker, 2016. Deze foto werd genomen aan de Sint-Baptist ten Begijnhofkerk en toont een zicht op het Pacheco-Instituut in het verlengde van de Fermerijstraat. © KIK, Brussel, A008925, 1917-18 en X106542, foto Katrien Van Acker, 2016.

La chapelle Saint-Roch dans la rue du Chien Marin a été construite en 1767 dans le style baroque, en l'honneur de Saint-Roch, afin de protéger cette zone portuaire contre la peste. La chapelle en pierre constitue un élément charmant dans ce quartier, ce qui explique qu’elle a été à plusieurs reprise par des artistes bruxellois dans leur travail, à toutes les époques. C’est le cas, par exemple, de Constantin Meunier. On peut déduire de cette image que les vitraux de la chapelle ont été légèrement endommagés au cours de la Première Guerre mondiale. Par ailleurs, des décennies plus tard, en 1971, la statue de Saint-Roch est volée dans la niche, avant d’être retrouvée et de pouvoir retourner à sa place d'origine. En 2014, la chapelle Saint-Roch a été déconstruite à cause d’un projet de construction juste à côté de celle-ci. Après l'achèvement des travaux, la chapelle est replacée au même endroit. © IRPA, Bruxelles, A008941, 1917-18 et X106551, cliché Katrien Van Acker, 2016. De Sint-Rochuskapel in de Zeehondstraat werd in 1767 opgetrokken in barokke stijl ter ere van de Heilige Rochus ter bescherming van deze havenwijk tegen de pest. Het stenen kapelletje is een charmant element in deze wijk en werd doorheen de eeuwen al meermaals door Brusselse kunstenaars vastgelegd in hun werk (bv. Constantin Meunier). Uit deze foto is af te leiden dat de glasramen van de kapel licht beschadigd waren tijdens de Eerste Wereldoorlog. Decennia later, in 1971, werd het beeld van Sint-Rochus uit de nis gestolen en nadien teruggeplaatst op zijn oorspronkelijke plek. In 2014 werd de Sint-Rochuskapel uitgebroken naar aanleiding van een bouwcampagne net naast het bouwwerk. Na afloop van de werken wordt de kapel teruggeplaatst op dezelfde plek. © KIK, Brussel, A008941, 1917-18 en X106551, foto Katrien Van Acker, 2016.

Clavier, Eglise Saint-Barthélemy. Cette église est marquée par une puissante tour romane, du 11e siècle, qui s’accroche à la nef centrale, sans doute en partie romane également, mais reprise en sous-œuvre au 16e siècle par des colonnes aux chapiteaux gothiques. D’importantes reconstructions se sont étalées dans la première moitié du 18e siècle, comme en témoignent de nombreux millésimes et chronogrammes : reconstruction des bas-côtés, du chœur et des chapelles formant faux transept. Un petit porche a été ajouté au 19e siècle sur la face Sud-Est. La façade Sud-Ouest de la tour, attestant de désordres structurels sur le cliché allemand, a depuis été renforcée et arrimée par de nombreuses ancres en fer. Hormis le prolongement du muret de soutènement à l'entrée, l'aspect n'a guère changé depuis cent ans. Seules quelques croix en fonte ont disparu du cimetière. © Clavier, Eglise Saint-Barthélemy, A015247, 1917-18 et X110139, cliché Barabara Felgenhauer, 2016.

Dinant, Eglise Notre-Dame. Cet édifice de style gothique remplaçe l'église romane du XIIe siècle détruite en 1227 par la chute d'un pan de rocher. Les portails ouest et sud ont été terminés après 1350. L'eglise a été incendiée en 1466 (sac de Dinant par Charles le Téméraire) et restaurée jusqu'à la fin du siècle suivant. Elle subit d'autres dégradations par la suite avant d'être restaurée au XIXe siècle par les architectes Schoonejans, Jules-Jacques Van Ysendijck et Auguste Van Assche, puis après la Première Guerre mondiale. La toiture de l'église Notre-Dame, restauré en 1910, a été incendiée par les Allemands le 23 août 1914. La reconstruction du clocher fera débat (fallait-il refaire le bulbe baroque ou privilégier l'unité de style ?). On optera en 1926-27 pour le bulbe, si caractéristique qu'il est devenu symbole de la ville. © IRPA, Bruxelles, B017779, 1917-18 et X109844, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Dinant, Porte de la Val (Bouvignes). Cette porte de ville du 14e siècle jouxte l'église Saint-Lambert. Le militaire allemand prend la pose pour donner une indication d'échelle. Les abords, quelque peu à l'abandon, ont aujourd'hui été aménagé. Hormis une bande de macadam (provisoire ?), les abords ont été pavés. © IRPA, Bruxelles, B016873, 1917-18 et X107005, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Dinant, Eglise Saint-Lambert à Bouvignes. Cette porte de sacristie du 17e siècle présente les monogrammes de Jésus et de Marie, a été photographié avant la restauration de l'église, fortement endommagée lors de l'invasion allemande en 1914 (voir cliché B016877). Les restaurations de 1924 par l'architecte Henri Vaes, d'Orval, tentèrent de lui redonner l'aspect qu'elle avait avant 1554. En 1976-1977, l'intérieur fut réaménagé par l'architecte François Bonaert. © IRPA, Bruxelles, B016882, 1917-18 et X107009, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Dinant, Eglise Notre-Dame. Les fonds baptismaux, réalisés par le tailleur de pierre Lambert Art, de Namur, en 1472, et ont été installés six ans après le sac de la Ville par Charles le Téméraire. Il se trouvaient dans le baptistère (dans le collatéral droit) quand ils ont été photographiés par les Allemands. Ils ont été déplacés dans le bras droit du transept, et la cuve a été pivotée de 45° par rapport au pied, pour que la cuve soit parallèle au mur, mais que le pied s'inscrive dans le motif du carrelage. Les quatre tête, qui symbolisent les quatre fleuves du paradis, sont ainsi orientées comme le veut la tradition. © IRPA, Bruxelles, 1917-18 et X118830, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Dinant, Eglise Notre-Dame, Tombeau. Ce gisant représente Gérard Blancmostier. Un lion est couché à ses pieds. L'inscription sur le rebord indique : ICI. GIST. GERAR. BLAMOSTIER. KI FONDA. CEST. ATEL. MORT L'AN DE GRAS. MCCC [z barré = et] VI XIII . JOR EN SEPTEBR. PRIES. POR. LVI. Il est donc mort le 13 septembre 1306. Ce tombeau fut découvert en 1829. © IRPA, Bruxelles, B017796, 1917-18 et X113271, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Enghien, Musée communal - Maison Jonathas, rue Montgomery, 7. Cette maison, implantée perpendiculairement à la rue, perpétue une typologie gothique héritière du pan-de-bois, devenue rare aujourd’hui. Elle est composée de deux niveaux principaux surmontés d’une toiture aigüe qui abrite trois niveaux sous combles derrière le pignon à gradins. La bâtisse en brique et calcaire fut élevée au 16e siècle dans le style traditionnel, à partir des vestiges d’un donjon du 12e siècle qui fut l’habitation du fondateur de la ville, Hugues d’Enghien. L’affectation en musée, en 1980-1982, a mis au jour quelques uns de ces vestiges. La façade est ouverte de grandes fenêtres à croisée de pierre, à quatre ou six jours, dont le rez-de-chaussée a été entièrement reconstruit lors de la restauration de 1980-1982. Des baies plus petites éclairent les niveaux supérieurs. Selon une légende, cette maison aurait été occupée par le juif Jonathas soupçonné d'avoir profané des hosties. Elle abrite aujourd'hui le Musée de la Tapisserie, car la Ville d'Enghien fut au 16e siècle un centre renommé de production de tapisserie de haute-lice. Sur la photo ancienne, un commerce occupe la partie droite du rez-de-chaussée. La maison néo-classique, à droite, conserve son décor stuqué qui lui conférait tout son style. A gauche, deux maisons ont disparu au profit d’un nouvel immeuble enduit. Sur le trottoir en pavé, deux enfants observent le photographe. © IRPA, Bruxelles, B015576, 1917-18 et X106697, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Enghien, Pavillon des Sept Etoiles. Structurant le parc du 17e siècle, ce prestigieux belvédère de plan heptagonal, lié à la chasse, détermine sept grandes allées autrefois déboisées, disposées en étoile. Appelé aussi temple d’Hercule, il fut édifié entre 1657 et 1662 sur la maquette du frère Macaire Borlère, au milieu d’un grand bassin circulaire bordé de balustrades qu’un pont franchit dans l’axe de l’allée du Tillleul (ou drève de la Patte d’oie). Ce pavillon baroque, qui allie le gris de la pierre d’Ecaussinnes et l’enduit blanc, est scandé par des colonnes toscanes jumelées qui reçoivent des arcades aux claveaux saillants. Au-dessus, l’entablement panneauté et serti de bandeaux est orné sur chaque face d’un oculus ovale cantonné de volutes baroques. Sur la photo ancienne, des bustes de philosophes, aujourd’hui disparus, occupaient chaque ovale. © IRPA, Bruxelles, B015583, 1917-18 et X106696, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Enghien, Eglise Saint-Nicolas. Au centre de la ville se dresse l’église paroissiale Saint-Nicolas, édifice gothique d’influence brabançonne et hennuyère, construit en brique, grès et calcaire. L’ensemble, de forme complexe et asymétrique, résulte de plusieurs campagnes de construction s’étalant principalement du 14e au 16e siècle. Une solide tour, ponctuant l’édifice à la croisée du transept, fut rebâtie plusieurs fois pour prendre aujourd’hui une allure néo-gothique. Accolé au collatéral nord, un remarquable porche fut érigé de 1444 à 1459 par Jehan Englebin, tailleur de pierre bruxellois. Sa façade à pignon est ornée de remplages et d’arcatures trilobées dans le plus pur style gothique brabançon. La photo ancienne révèle encore la présence de très modestes maisons enduites adossées au flanc nord de l’édifice, où vivait une population précarisée que l’on devine sur la photo. Celles-ci ont été supprimées en 1927, époque vers laquelle on dégagea de nombreux édifices religieux. Les abords de l’église, autrefois entièrement pavés, ont fait place aujourd’hui au macadam et au parcage. © IRPA, Bruxelles, B015585, 1917-18 et X106698, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

De Sint-Bartholomeuskerk in Geraardsbergen Deze kerk was oorspronkelijk een vroeg-gotische kapel van Onze-Lieve-Vrouw-ter-Markt, die tijdens de 15de-17de eeuw uitgebreid werd tot de huidige gotische kerk. Op het einde van de 19de en in de loop van de 20ste eeuw werd de kerk meermaals gerestaureerd, onder andere in 1880-1896 onder leiding van de Gentse architect Auguste Van Assche (1826-1907). Tijdens deze grootschalige restauratie werd de Sint-Bartholomeuskerk gereconstrueerd naar haar oorspronkelijke, 15de-eeuwse uitzicht met toevoeging van neogotische elementen van mobilair. © KIK, Brussel, A009329, 1917-18 en X094327, foto Katrien Van Acker, 2016.

Het 17de-eeuwse kasteel ‘Prinsenhof’ was aanvankelijk de verblijfplaats van de Heren van Grimbergen. Op het einde van de Tweede Wereldoorlog werd het kasteel, dat fungeerde als een munitiedepot, in brand gestoken door terugtrekkende Duitse troepen. Vandaag de dag is er een instandhoudingsdossier lopende om de ruïnes te conserveren. © KIK, Brussel, B018536, 1917-18 en X102759, foto Jean-Luc Elias, 2016.

GROOT-BIJGAARDEN Kasteel van Groot-Bijgaarden Het Kasteel van Groot-Bijgaarden uit ca. 1640 is een indrukwekkend complex in zand- en baksteenstijl dat sinds 1940 geklasseerd is als beschermd monument. Het kasteel was oorspronkelijk een deel van het domein van de Gentse Sint-Baafsabdij en kwam in de 11de eeuw in het bezit van de heren van Bijgaarden. Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) was het kasteel in handen van Raymond Pelgrims de Bigard (1875-1955), die sinds 1902 het kasteel ingrijpend renoveert als zijn levenswerk. Hij laat het kasteel naar zijn naam noemen om zijn aandeel in de restauratie van het kasteel te benadrukken alsook de restauratie van andere historische monumenten in België. De verfraaiingen van het kasteel, nl. de torens, kruisvensters en trapgevels, refereren aan zijn inspiratie van 19de-eeuwse neogotische restauraties van onder meer Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879). Daarnaast werden de aangebouwde panden (o.a. poortgebouw) afgebroken, de moestuinen werden vervangen door grasperken, de muren van het kasteel werden ontpleisterd en er werd een stenen toegangsbrug geplaatst. Na zijn overlijden wordt zijn zoon, Eugène-Willy Pelgrims de Bigard eigenaar van het kasteel. Dit juweeltje aan de rand van Brussel ging ook de Duitse troepen tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) niet onopgemerkt voorbij. Dankzij onze Duitse cliché hebben we vandaag een idee van hoe het kasteel van Groot-Bijgaarden er 100 jaar geleden uitzag en hoe opmerkelijk dat dit kasteel doorheen de jaren haar architecturale eenheid wist te behouden. Het kasteel kan vandaag de dag gehuurd worden voor allerlei evenementen en in de lente vindt er jaarlijks de Internationale Bloembollententoonstelling (Floralia) plaats (“Databank beschermd onroerend erfgoed in Vlaanderen,” laatst geraadpleegd op 30 oktober 2015). © KIK, Brussel, B018532, 1917-18 en X102706, foto Jean-Luc Elias, 2016.

Hoekhuis ‘Het Sweert’, Hasselt Het Sweert (1462) is een zeer karakteristiek bouwwerk op de Hasseltse Grote Markt en een belangrijk historisch voorbeeld van de traditionele Maaslandse stijl. Dit pand was oorspronkelijk een gasthof en werd sinds 1713 tot heden ingericht als apotheek. Het jaartal op de bovenverdieping, 1659, verwijst naar het jaar waarin het bouwwerk grondig gerestaureerd werd en haar huidige uitzicht verkreeg. © KIK, Brussel, A009473 en X102621, foto Jean-Luc Elias, 2016.

Horrues, Eglise Saint-Martin. Eglise romane (nef et tour) avec choeur gothique, datant des 12e et 13e siècles, qui a connu deux grandes campagnes de restauration bien représentatives de leur époque respective . Le cliché allemand présente le chœur du 13e siècle voûté d’ogives, restauré à la fin du 19e, voire au début du 20e siècle. L’ensemble fut alors complètement recouvert de peintures polychromes qui associent décors néo-romans et néo-gothiques, plus proches sans doute de l’esprit médiéval privilégiant la couleur que ne l’est aujourd’hui le chœur décapé. Des vitraux néo-gothiques, représentant Saint-Joseph et l'Enfant, le Sacré-Coeur et la Vierge, éclairent le fond du chœur à chevet plat. Un intéressant retable gothique flamboyant des années 1510, dit de Saint-Hubert, habillait le chœur dans la tradition des autels à retable. Ce dernier fut déplacé lors de la restauration de celle-ci entre 1964 et 1969. La photo actuelle illustre les grands changements opérés lors de cette restauration. Les conceptions affirmées alors traduisent une démarche complètement opposée à l’esprit néo-gothique qui prévalu jusqu’à l’aube de la guerre 1914-1918. : décapage de l’ensemble des enduits, contrairement à la tradition médiévale, pose de vitraux contemporains, suppression de l’autel à retable au profit d’une simple table. Seules les stalles ont subsisté. Un Christ polychromé du 16e siècle, autrefois au-dessus de l'arc triomphal (séparant la nef du chœur), cfr cliché B008715, a été déplacé au-dessus de cet autel faisant face au peuple. Il appartenait probablement à l'origine à un calvaire posé sur la poutre de gloire supprimée après la Contre-Réforme. © IRPA, Bruxelles, B008716, 1917-18 et X106733, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Huy, Ancienne abbaye de Neufmoustier, Avenue Louis Chainaye, entre les numéros 6 et 8. Un prieuré, qui aurait été fondé Pierre l’Ermite (1053-1115) de retour de Terre Sainte, a été érigé en abbaye en 1208. Les bâtiments (1685 ca) n'existent plus ; ne subsistent aujourd'hui que deux ailes du cloître gothique, en grand appareil de calcaire, dont les arcades surbaissées sont finement moulurées (16e siècle ?). Suite à l'effondrement des voûtes en 1925, elles ont été restaurées en 1939. Sur la photo ancienne s’aperçoivent encore des bâtiments de l’abbaye du 18e siècle. Le cloître disparait sous la végétation. Les vestiges de l'abbaye ont été classés comme monument et site le 2 décembre 1959. Un monument, "L'apôtre des croisades", est aujourd'hui au centre de la cour. La statue a été commandée et inaugurée en 1858 par Charles Godin, alors propriétaire. Elle est l'œuvre du sculpteur Jean-Joseph Halleux (Renouprez [Charneux], 1815 - Dinant, 1876). © IRPA, Bruxelles, B021673, 1917-18 et X110123, cliché Barbara Felgenhauer, 2016.

Huy, Maison, rue du Vieux Pont Ce rare vestige d'une façade du 13e siècle, en bel appareil de calcaire, a été démonté et reconstruit sur le site de l'Ancienne abbaye de Neufmoustier. Il conserve une grande porte au linteau trilobé à encadrement mouluré, une des deux fenêtres au linteau en demi-lune, également à encadrement mouluré, et une porte, en plein cintre. Une plaque en bronze rappelle aujourd'hui l'emplacement d'origine. © IRPA, Bruxelles, B018763, et X110124, cliché Barbara Felgenhauer, 2016.

Begijnhofhuis, Kortrijk Dit middeleeuwse begijnhof in het hart van de stad Kortrijk werd doorheen de eeuwen meermaals uitgebreid en gerestaureerd. Op het einde van de Eerste Wereldoorlog raakten de kapel en de Grote Zaal zwaar beschadigd door bombardementen. In 1998 werd deze site opgenomen op de UNESCO-werelderfgoedlijst. Sinds 2014 is er een grootschalige restauratiecampagne gestart voor de 41 woningen en de kapel van het begijnhof, wat in 2019 voltooid zou zijn. © KIK, Brussel, Richard Hamann, A008987, 1917-18 en x015211, foto Katrien Van Acker, 2016.

Sint-Pieterskerk De Sint-Pieterskerk is een mooi voorbeeld van de Brabantse laatgotiek en is nauw verbonden met het ontstaan van het Leuvense stadsbestuur. De bouw van de kerk begon in de 15de eeuw, maar werd stopgezet in de 17de eeuw omdat men inzag dat de bodem de drie geplande torens niet zou kunnen dragen. Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) werd Leuven op 19 augustus 1914 ingenomen door Duitse troepen en het werd onmiddellijk duidelijk dat de bezetting een autoritair schrikbewind zou worden, met de gevreesde dwangmaatregelen, opeisingen van logement en levensmiddelen en geweldpleging. Dit zou vanaf 23 augustus nog duidelijker worden met de aanstelling van majoor Walter von Manteuffel als Platzkommandant voor het bestuur van de bezette stad. Op de avond van 25 augustus werden namelijk de Duitse milities, die terugkeerden van een gevecht met Belgische troepen op een tiental kilometers van Leuven, opgeschrikt door geweerschoten. Het bericht ging dat de daders Belgische franc-tireurs (vrijschutters) waren, maar later bleek dat dit foutief was en dat de Duitsers in verwarring op hun eigen soldaten geschoten hadden. De Duitsers wreekten zich weliswaar op deze aanval; drie dagen lang werd Leuven het slachtoffer van plunderingen, executies en brandstichting op ondenkbare schaal. In totaal doodden de Duitse bezetters 248 inwoners en legden ze duizenden panden in de as, waaronder het hele historische centrum van Leuven met haar stadsschouwburg, justitiepaleis, Academie voor Schone Kunsten en de rijke bibliotheek en haar geschiedenis als universiteitsstad. Ook de Sint-Pieterskerk en een groot deel van de Grote Markt werden in brand gestoken. Aanvankelijk vatte de kerk moeilijk vuur,pas de volgende ochtend omstreeks 7u begon het dak te branden. De torenspits viel naar beneden en belandde in het transept. Ook het meubilair raakte beschadigd. Voordien werden een aantal kunstwerken uit de kerk gehaald, waaronder Het laatste avondmaal (1464-1468) van Dirk Bouts, dat in het stadhuis, dat bewaard bleef van vernielingen omdat de Platzkommandant er zich gevestigd had, geplaatst werd en waarvan de vier panelen later in Duitse musea terecht kwamen. Dankzij het Verdrag van Versailles (1919) werd dit kunstwerk opnieuw herenigd en wordt vandaag bewaard in het Museum M te Leuven. De brand van Leuven zorgde wereldwijd voor felle verontwaardiging en gaf de oorlog een extra morele dimensie, nl. de strijd voor rechtvaardigheid en cultureel erfgoed van de westerse Zivilisation tegen de barbaarse Duitse Kultur. De afbeeldingen van Leuven als ruïnestad werden hierbij maar al te graag gebruikt in de internationale pers als propaganda van de Geallieerden en begin september verschenen de eerste ramptoeristen in de martelaarstad. Na deze drie helse dagen werd het relatief rustig in het bezette Leuven, maar de Leuvenaars die niet gevlucht of vermoord waren, werden het slachtoffer van hongersnood en continue terreur. Ongeveer 600 burgers werden op veewagons gedeporteerd naar Duitse krijgsgevangenissen en het treinstation werd het centrum voor het transport van troepen en materiaal van en naar het front. Deze plek was overigens een belangrijke executie- en begraafplaats. De foto links werd genomen tijdens de Duitse bezetting in het kader van een inventarisatiecampagne van het Belgisch patrimonium onder leiding van de Duitse kunsthistoricus Paul Clemen (1847-1966). Na de oorlog werd op het Martelarenplein een monument geplaatst ter herdenking van de gesneuvelde Leuvense burgers en militairen. Bij de wederopbouw van de stad was het aanvankelijk de bedoeling om vanuit de traditie eigentijdse bouwwerken op te trekken, maar dit leidde voor de meeste sites tot een eclectisch gebruik van historiserende vormen en traditionele stijlen met decoratieve verfraaiingen. De Sint-Pieterskerk werd in 1924-1930 hersteld en is sinds 1937 beschermd als monument, maar ook tijdens de Tweede Wereldoorlog, in mei 1944, viel de Sint-Pieterskerk ten prooi aan bombardement

Burgerhuis aan de Half-Maartstraat in Leuven Twee Duitse militairen houden de bevolking opzij om het beeldvlak voor deze woning uit het begin van de 18de eeuw dat recent voorzien werd van een vitrine in Art Nouveau-stijl. De blikken van de omstaanders, met inbegrip van de twee kinderen binnen in het gebouw, zijn gericht op de fotograaf. De Duitsers hebben blijkbaar gevraagd aan een kleine jongen om voor het gebouw te poseren, wellicht om een schaalaanduiding te hebben. Dit merkwaardige huis is nu verdwenen. © KIK, Brussel, B019582, 1917-18 en X102738, 2016.

Maison d’habitation (magasin de détail), Hors-Château 32-36 Ces bâtiments ont été construits en à la fin du XVIIe siècle- début du XVIIIe siècle et sont classés au patrimoine immobilier de la Région wallonne depuis 1950. Remarquons que les maisons ont été extrêmement bien conservées en cent ans, puisqu’il n’y a quasiment aucune différence. Le temps de pose de cette photographie allemande, prise peut-être pendant les mois d’hiver, a été particulièrement long – plus d’une dizaine de secondes. Pendant ce temps, l’homme à droite s’est retourné pour regarder brièvement le photographe ; les enfants à gauche ont pris la pose mais ont bougé la tête. Une dame, sans doute venue sonner et ayant trouvé porte close, est repartie, ne laissant qu’un « fantôme » à l’endroit où elle s’était arrêtée quelques instants. Seule la maison du numéro 34 a été restaurée, en 2003. A cette occasion, les châssis des fenêtres de l’étage supérieur ont été remplacés par des châssis métalliques, rappelant les croisées d’origine. © IRPA, Bruxelles, B018889, 1917-18 et X107128, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Liège, Eglise Saint-Barthélemy L'édifice actuel tire ses origines de la collégiale fondée entre 1010 et 1015 par le grand prévôt de la Cathédrale Saint-Lambert, Godescalc de Morialmé. L’église est ensuite progressivement élargie entre le Xie et le XIIIe siècle avec, entre autres, l’ajout du chœur, du transept et de la nef centrale. Les bas-côtés extérieurs en grès et en calcaire ont été ajoutés entre 1738 et 1747. En 1782 est construit un portail néo-classique, attribué à l’architecte liégeois Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786). En 1803, l’église Saint-Barthélemy devient une église paroissiale. En 1855, les quatorze médaillons ovales dans la nef représentant les apôtres et les évangélistes sont peints par Joseph Carpay (1822-1892). En 1876, l’architecte Hyacinthe Dejardin reconstruit les deux tours du Westbau, à l’identique. Depuis 1965, et jusqu’en 2014, l’église a connu un vaste programme de restauration global, entre autres pour la recoloration des murs extérieurs. L’environnement autour de la collégiale n’a pas changé en cent ans. © IRPA, Bruxelles, A009613, 1917-18 et X107116, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Maison d’habitation, Hors-Château 40 Cet hôtel particulier, ancien hôtel de la Cour de Londres, a été construit dans le troisième quart du XVIIIe siècle. En cent ans, si la structure du bâtiment n’a pas changé, son apparence est cependant bien différente. En effet, l’enduit foncé du rez-de-chaussée, et blanc des étages supérieurs, a été enlevé afin de retrouver la façade d’origine en brique et pierre calcaire. © IRPA, Bruxelles, B018890, 1917-18 et X107129, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Au XIVème siècle se trouvait sur cette place une fontaine nommé Pixherotte (ou Pisseroule). Elle connait par la suite quelques adaptations, jusqu’au XVIIe siècle. C’est à ce moment, en 1667 plus précisément, que le sculpteur liégeois Jean Del Cour (1627-1707), après son retour de Rome, fait de cette fontaine ce qu’elle est aujourd’hui. Construite en bronze et pierre calcaire, la fontaine se compose d’une statue de Saint Jean Baptiste d'une hauteur de 170cm, ainsi que d’un bas-relief représentant le Baptême du Christ d'une hauteur de 120cm et d'une largeur de 65cm. L'ensemble mesure environ 5,50m de haut et se compose aujourd’hui d'une structure quadrangulaire massive, dont chaque face, à l'exception de celle qui contient le bas-relief en bronze, est ornée d'une niche contenant un dauphin crachant son filet d'eau dans un bassin. © IRPA, Bruxelles, B018867, 1917-18 et X107119, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Liège, Ancien Hôtel d’Elderen, dit aussi Hôtel Desoër de Solières. L'Hôtel Desoër de Solières, nommé ainsi en référence à la dernière famille l’ayant occupé, a été construit en 1555-1561 par un haut dignitaire ecclésiastique de la Principauté de Liège, le chanoine Guillaume d'Elderen. Celui-ci était président du Conseil privé et de la Chambre des Comptes du Prince-évêque de Liège. Saisi comme Bien national en 1794, puis rétrocédé ensuite à son propriétaire en 1797, l'ancienne demeure de Guillaume d'Elderen subira, au cours du temps, diverses altérations bien antérieures à son acquisition en 1882, par la baronne Adèle Wittert, l'épouse d'Oscar Desoër de Solières. Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), l’hôtel est épargné par la destruction. En 1919-1920, le rez-de-chaussée est transformé afin de pouvoir y installer des vitrines commerciales. C'est à cette époque que les jardins et les fontaines de l'hôtel disparaissent, mais les étages originels de type Renaissance italienne sont conservés. L'hôtel est classé comme monument en 1963. Toutefois, la Ville de Liège constate le mauvais état de l'immeuble, abandonné après un tremblement de terre en novembre 1983. Le bâtiment est acheté par la Communauté française en 1985, puis acheté à nouveau par la Région wallonne. En 1995, l’édifice est gravement endommagé lors d’un incendie qui détruit la charpente du XVIe siècle, au niveau de l'aile située rue Haute-Sauvenière. La restauration est menée au début des années 2000 par le bureau d'architecture Philippe Greisch. Le bâtiment est alors agrandi par l’ajout d'un escalier circulaire en verre et en métal. Depuis mai 2003, l'Espace Wallonie-Liège occupe le bâtiment. © IRPA, Bruxelles, B018873, 1917-18 et X107102, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Liège, Eglise Saint-Jacques A son origine, au XIe siècle, l’église Saint-Jacques est l’église abbatiale d'un monastère bénédictin fondé en 1015. Le chœur occidental de style roman en moellons de grès houiller du XIIe siècle est un vestige de cette période. Les stalles du XIVe siècle sont représentatives de l'art décoratif du Moyen Âge, puisque les miséricordes et les parcloses figurent des animaux et des représentations satiriques de moines bénédictins. En 1514-1538, l’église est refaite en style gothique flamboyant par l’architecte Arnold Van Mulken, suite à l'effondrement du vaisseau en 1513. Pendant la deuxième moitié du XVIe siècle, en 1558, Lambert Lombard (1505-1566) ajoute un nouveau portail renaissant. En 1725-1797, l’église est réformée en église collégiale, ce qui est suivi par une nomination comme église paroissiale en 1803. Au cours du XIXe siècle, l’église est restaurée pour obtenir son aspect actuel. Un nouvel orgue d’inspiration Renaissance a été récemment construit et inauguré en 1998. Sur le cliché allemand, le personnage qui examine un vitrail, vêtu en civil mais portant guêtres et lunettes de soleil, est peut-être un scientifique allemand. © IRPA, Bruxelles, B019276, cliché Franz Stoedtner et X106739, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Quartier Hors-Château. La rue Hors-Château est une des plus belles rues de Liège dans le quartier de Féronstrée. Le nom Hors-Château provient de son histoire : lors de sa création au XIe siècle, cette rue fut établie en dehors de l'enceinte fortifiée construite par le Prince-évêque Notger aux alentours de l’an mil. Cette rue est par conséquent un haut lieu historique de la ville de Liège, et constitue un pôle touristique au centre de celle-ci, avec des monuments tels que l’église Saint-Barthélemy, le Musée de la Vie Wallonne, mais aussi les nombreux maison d’habitations datant des XVIIe et XVIIIe siècle. Plusieurs de ces édifices sont d’ailleurs classés au patrimoine immobilier de la Région wallonne depuis la seconde moitié du XXe siècle. Cette photo, prise en 1917-1918, montre la partie droite de la rue Hors-Château (numéros pairs) et offre une vue de la fontaine Saint-Jean-Baptiste. © IRPA, Bruxelles, F000386, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 et X107103, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Hôtel de Grady (échevinat de l’instruction publique) L’Hôtel de Grady, également appelé Hôtel de Sklin ou de Spirlet, est un des nombreux hôtels de maître de la rue Hors-Château. Le bâtiment est commandé par Nicolas de Spirlet (1731-1770), conseiller privé du Prince-évêque, et est ensuite construit en 1765 en brique et calcaire. Les Grady sont quant à eux une famille de tanneurs, installée en Outremeuse. Enrichie par le commerce, celle-ci entame une ascension sociale telle que ses membres deviennent avocats, échevins, député, ou encore hauts magistrats. L’hôtel illustre la richesse du statut social de l’artère liégeoise qu’est la rue Hors-Château au XVIIIe siècle. La beauté de ses décors intérieurs, notamment des peintures de Henri Deprez, des stucs, des boiseries et des cheminées, traduit le raffinement de l’art de vivre de l’époque. L'hôtel passera ensuite par différents propriétaires, entre autres les Sklin aux XIXe-Xxe siècles, qui seront finalement expropriés par la Ville de Liège, qui voulait y installer un musée. Le projet n’aboutira pas et, après avoir abrité l'échevinat de l'Instruction publique, l'hôtel de Grady est devenu le siège de l'Ecole d'hôtellerie de Liège, avec l'hôtel de Stockhem. L'hôtel de Grady est classé au Patrimoine immobilier de la Région wallonne en 1941 et est rénové par l'architecte Charles Vandenhove en 1994. © IRPA, Bruxelles, B018885, 1917-18 et X107105, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Perron, Place du Marché Le Perron de Liège est un perron-fontaine représentant les libertés liégeoises, ce qui en fait le symbole de Liège. Le Perron ayant été renversé lors d’une tempête le 9 janvier 1693, le sculpteur liégeois Jean Del Cour (1627-1707) est alors chargé de le restaurer. En 1697, il ajoute au sommet du Perron le groupe des Trois Grâces : trois statues en marbre blanc soutenant une pomme de pin surmontée d’une croix latine. L’ensemble surmonte une impressionnante fontaine comprenant plusieurs bassins et arcades. Les statues actuelles sont des copies en béton, les originales étant conservées au Musée Grand Curtius. © IRPA, Bruxelles, F000389, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 et X107100, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Liège, Eglise Saint-Denis. Côté N. du choeur et de la chapelle attenante. Au début du Xve siècle, le chœur roman est remplacé par le chœur gothique actuel, tandis que des chapelles sont accolées aux bas-côtés. En 1686, les piliers romans ont été remplacés par des colonnes. À la fin du XVIIe siècle, l'intérieur est adapté à la mode baroque, ce qui est encore visible de nos jours. Après la Révolution française, une partie du trésor de l’église est perdu. L’église rouvre ses portes en tant que paroisse après le Concordat de 1801. Par la suite, quelques restaurations (comme celles du plafond et de la voûte du transept nord) sont entreprises, ainsi qu’au XIXe siècle. A cette époque est restauré le rez-de-chaussée de la tour, aménagé ensuite en 1881 en chapelle baptismale par l'architecte gantois Auguste Van Assche (1826-1907). Entre 1906 et 1917, la tourelle nord est restaurée et les colonnes des nefs et des voûtes du transept nord sont dérochées. L'édifice a finalement été restauré en 1987. © IRPA, Bruxelles, B019243, 1917-18 et X106743, Cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Liège, Eglise Saint-Denis, Nord-Ouest du Westbau. L’église est fondée en 987, sous le règne du Prince-évêque Notger (930-1008). Incendiée par la foudre en 1003, l'église est reconstruite et consacrée en 1011 par Balderic II. L'édifice primitif est à cette époque intégré dans la première enceinte de la cité. En effet, l’imposante tour en grès houiller fait partie du système défensif de la ville de Liège. © IRPA, Bruxelles, B019243, 1917-18 et X106743, Cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Liège, Eglise Saint-Barthélemy, Fonts baptismaux. Ces fonts baptismaux romans en laiton de 1107-1118 environ - autrefois attribués à l’orfèvre et bronzier Renier de Huy - étaient à l’origine dans l’église Notre-Dame-aux-fonts. Installés en 1804 dans l’église Saint-Barthélemy, ils constituent l’un des plus importants chefs-d’œuvre de l’art mosan de notre pays. En 1978, ils figuraient sur la liste des « 7 merveilles de Belgique » établie par le Commissariat général au Tourisme. Sa riche iconographie est tirée de la Bible : les douze bœufs du Livre des Rois, symboles possibles des apôtres, supportent la cuve qui est ornée de scènes de baptême tirées du Nouveau Testament. © IRPA, Bruxelles, B019211, cliché Franz Stoedtner, 1917-1918 et X107106, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Maison d’habitation, Hors-Château 45-47 (B018891) « A l’ange d’or » est une maison datée précisément de 1759. Particularité intéressante, elle est percée par un passage donnant accès à l’Impasse de l’Ange. Celle-ci tient d’ailleurs son nom du petit ange sculpté au milieu de la façade de la maison, surmontant l’inscription « 17 A L ANGE DOR LAN 59 ». L’édifice est bien conservé, même si, depuis la Première Guerre mondiale, son apparence a été modifiée par l’enlèvement de l’enduit qui le recouvrait. © IRPA, Bruxelles, B018891, 1917-18 et X107121, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Liège Palais de justice. L'actuel Palais de Justice et siège du Gouvernement provincial est l’ancien Palais des Princes-Evêques, dont les origines remontent à l’an 1000 et au Prince-évêque Notger. En 1185, un incendie le détruit. Il est ensuite reconstruit en 1188 sous le règne du Prince-évêque Raoul de Zähringen (1167-1191). La résidence des Princes-Evêques liégeois est agrandie à de multiples reprises dans différents styles. C’est d’ailleurs ce qui fait de cette résidence princière un des plus beaux palais d’Europe. L'aile nord et l'aile est de la première cour ont été reconstruites au début du XVIe siècle pour les parties basses, au XIXe siècle pour les parties hautes. La deuxième cour a quant à elle été refaite au début du XVIème siècle au niveau des parties basses, tandis que les parties hautes ont été remaniées au XVIIIe siècle et restaurées au XIXe siècle. Les décors intérieurs datent du XVIIIe siècle, époque où est lancée une grande campagne de restauration du bâtiment et de sa façade. Le portail garde la trace des armoiries de l’évêque Georges-Louis de Berghes (1662-1743), celui-ci ayant confié sa reconstruction à l’architecte bruxellois Johannes Andreas Anneessens (1687-1769), qui a composé la très belle façade sud de style classique. L'aile ouest de la première cour a été entièrement reconstruite en 1850 en style néogothique par l’architecte Jean-Charles Delsaux (1821-1893). Pendant la Première Guerre mondiale, le Palais de justice est occupé par les Allemands. Le 6 décembre 1915 ils y inaugurent le portrait du général von Emmich, vainqueur de Liège, placé sous la galerie. Aujourd’hui, si le Palais conserve sa physionomie d’il y a cent ans, les abords de celui-ci ont bien changé. En effet, la Place Saint-Lambert a été entièrement remaniée dans les années 80 et accueille désormais l’Archéoforum ainsi que la gare des bus. Les maisons présentes sur la place et accolées perpendiculairement au Palais ont-elles été détruites. © IRPA, Bruxelles, B018909 et X116756, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Liège, Maisons dans la rue Hors-Château (n° 58 et 60). Le cliché allemand montre un ensemble de trois maisons du 18e siècle, celles de droite résultant sans doute d’une division, caractéristiques de l’architecture mosane à Liège. Les façades « verrière », à prédominance horizontale, s’ouvrent largement sur la rue par une succession de fenêtres jointives captant un maximum de lumière. Celle de gauche (n°60), classée, a été surélevée d’un étage sous combles qu’éclairent trois baies en losange d’esprit néo-classique. Le cliché actuel montre une situation profondément modifiée. A droite, l’élargissement de la rue Velbruck fut réalisé en 1970 au détriment des maisons anciennes : celle de droite, et celles du milieu quoique classées, ont cédé la place à un immeuble très verticalisant, dont la façade tout en pierre calcaire accentue ses proportions étroites. A gauche, la maison ancienne, classée, a perdu son badigeon clair qui lui donnait son unité architecturale, davantage néo-classique depuis son surhaussement. Son nouveau rez-de-chaussée commercial reprend grosso modo, par mimétisme, la structure des étages supérieurs. Une zone piétonne a remplacé l’ancienne voirie en pavés longée par un ample trottoir. © IRPA, Bruxelles, B018893, 1917-18 et et X107126, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Maison d’habitation (magasin de détail), Hors-Château 62-64 Ces habitations datent toutes deux du XVIIIe siècle. Le n°62, à droite, est percée au rez-de-chaussée par un large passage couvert. Il donne accès à la façade arrière du bâtiment, intéressante car elle présente des colombages. L’habitation est transformée en hôtel depuis 2004 ; en 1917-18, un café occupait les lieux. Le bâtiment a été adapté à sa nouvelle destination, puisqu’une grande baie remplace la porte et les deux fenêtres. Le n°64 quant à lui se distingue par son décor. En effet, la maison présente six grands disques, dont trois représentent une étoile à six rais en bas, et deux des fleurs ouvertes en haut. © IRPA, Bruxelles, B018895, 1917-18 et X107125, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Maison d’habitation, Hors-Château 72 La rue Hors-Château, dont l’origine remonterait au XIe siècle, est l’une des artères touristiques du cœur historique de Liège. Les Allemands ont photographié quasi tous les bâtiments de cette rue, comme cette demeure datée du troisième quart du XVIIIe siècle. Chose plus étonnante, ils ont visiblement demandé à un homme de poser. D’une fenêtre de l’étage supérieur, un couple âgé – ses parents, sans doute – observent la scène et s’invitent sur le cliché. La façade est, chose rare, entièrement en pierre calcaire. Chaque travée est délimitée par un cordon vertical à refends, tandis que les niveaux sont délimitées par des cordons moulurés. La façade est donc très structurée, et surmontée d’une imposante lucarne. L’aspect de l’édifice est identique cent ans plus tard. Les bâtiments adjacents ont perdu leur enduit, laissant la brique apparente. © IRPA, Bruxelles, B018902 et X107127, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Maison d’habitation, Hors-Château 56 Cet édifice imposant, de style néoclassique, est construit en 1802, comme l'indique le millésime sur le fronton triangulaire. La façade de brique et calcaire est couverte pendant la Première Guerre, d'un badigeon blanc. Elle a gardé sa teinte claire aujourd'hui. La fenêtre droite du rez-de-chaussée de la travée centrale a été transformée en porte, ce qui rend désormais la façade asymétrique. © IRPA, Bruxelles, B018903, 1917-18 et X107120, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Burgerhuizen aan de Haverwerf, Mechelen Deze drie opmerkelijke bouwwerken dateren van de 16de-17de eeuw en verwijzen in hun bescheiden gevelversiering naar religieuze taferelen. Het tweede huis, De Duivels, is één van de mooist bewaarde houten puntgevels in België. Deze panden zijn sinds 1957 geklasseerd als beschermd erfgoed en werden reeds meermaals gerestaureerd, waarbij het hoekhuis zijn originele uitzicht opnieuw verkreeg (“Toerisme Mechelen,” laatst geraadpleegd op 13 november 2015, http://toerisme.mechelen.be/nl/haverwerf; “Mechelen mapt,” laatst geraadpleegd op 8 december 2015, http://mechelen.mapt.be/wiki/Eerste_Wereldoorlog_in_Mechelen). © KIK, Brussel, foto Theodor von Lüpke (dir.), F000441, augustus 1918 en foto Jean-Luc Elias, X102845, 2015.

Sint-Rumolduskathedraal (Grote Markt) Deze 13de-eeuwse kathedraal is één van de meest indrukwekkende en monumentale parochiekerken van Vlaanderen en is de centrale blikvanger van de stad Mechelen. De Sint-Romboutskathedraal kende verschillende bouwcampagnes en werd meermaals vernield, onder andere tijdens de godsdienstoorlogen in de 16de eeuw en tijdens de Tweede Wereldoorlog. Bovendien worden in de kerk kunstwerken bewaard van belangrijke barokke kunstenaars, waaronder het barokke hoofdaltaar van de Mechelse kunstenaar Lucas Faydherbe (1665) en schilderijen van Abraham Janssen en Antoon van Dyck. Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) vormde de stad Mechelen een strategisch belangrijke plek voor de Duitse strijdkrachten in hun poging om de Antwerpse fortengordel te doorbreken en Antwerpen in te nemen. Op 27 augustus 1914 werd Mechelen zwaar gebombardeerd en uiteindelijk ingenomen door Duitse troepen. Het historische centrum van de stad lag in puin en heel wat burgers vluchtten naar Nederland om te ontkomen aan de plunderingen, het geweld en de hongersnood die de Duitse bezetting met zich meebracht. Onder meer het monumentale uurwerk van de Sint-Romboutstoren raakte zwaar beschadigd tijdens deze bombardementen, ook al is daar weinig van te merken op de foto van 1917-18 (“Toerisme Mechelen,” laatst geraadpleegd op 13 november 2015, http://toerisme.mechelen.be/nl/sint-romboutskathedraal; “Mechelen mapt,” laatst geraadpleegd op 8 december 2015, http://mechelen.mapt.be/wiki/Eerste_Wereldoorlog_in_Mechelen; Rudi DE METS, Mechelen. Kunst van de Middeleeuwen tot heden (Antwerpen/Brussel: Continental Publishing, 1997). © KIK, Brussel, F000449, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 en X102773, foto Katrien Van Acker, 2016.

Mons, Maison d'habitation, rue de la grosse pomme 7 (aujourd'hui le 5) A Mons, les Allemands repeignent en grand le numéro des maisons, sans doute pour faciliter les déplacements des militaires, mais peut-être aussi orienter en cas d'alerte anti-aérienne (de nombreux abris sont organisés dans des caves). Pour la rephotographie, on a opté pour une vue plus large, afin d'englober le décor sculpté millésimé 1643 qui surmonte le porche. © IRPA, Bruxelles, A008322, 1917-18 et X106673, Stéphane Bazzo, 2016.

Mons, Fontaine. Cette fontaine, dessinée par l'architecte Fonson, a été construite en 1724. Elle était à l'origine couronnée d'une statue de St Pierre, qui a été remplacée par un vase en 1829. Elle a aujourd'hui disparu. La photographie est prise depuis l'angle de la rue de la Raquette. On dispose aujourd'hui de moins de recul qu'en 1917 vu la construction récente d'un bâtiment. En arrière-plan, la rue du Miroir, vers l'ouest. Le Marché aux Poulets, indiquée par une grande inscription peinte par les Allemands, n'existe plus. © IRPA, B015351, 1917-18 et X106658, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Mons, Collégiale Sainte-Waudru, La Charité par Jacques Dubroeucq. Cette statue, personnification d’une des vertus théologales, est un chef-d’œuvre du sculpteur montois, Jacques Dubroeucq (vers 1505-1584). Elle représente une figure féminine accompagnée d’enfants, symbole de la Charité. Cette statue en albâtre, œuvre renaissante de grande qualité, faisait partie du jubé, véritable « arc de triomphe » séparant jadis le chœur de la nef centrale (vers 1541-1545). Ce jubé fut brisé à la Révolution française et quelques sculptures conservées dans la collégiale Au moment de la mise au point, le photographe allemand a certainement vu dans le verre dépoli de l’appareil l’assistant resté dans le champ visuel, après avoir placé la toile de fond à l’aide d’une échelle. Mais la toile de fond n’étant pas suffisamment ample, un recadrage lors du tirage s'imposerait de toutes façons. En 2016, la photographie en couleurs fait davantage ressortir l'albâtre sur l'arrière-plan en pierre, et n'oblige plus à utiliser une toile de fond. © IRPA, Bruxelles, A008255, 1917-1918 et X106680, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

La chapelle Saint-Georges, Mons Malgré l’intérêt architectural de la chapelle Saint-Georges, dont la curieuse façade millésimée de 1604 mêle tradition gothique et modernisme baroque, les photographes ont fait poser leurs collègues militaires allemands devant l’objectif, ce qui fait de cette photo un document de choix pour l’histoire de l’uniforme militaire. La chapelle a été transformée en Hauptwache (poste de garde central) durant la guerre. Sans doute le photographe n’a-t-il pas perçu le contraste entre la rigueur militaire et la position amusante du laveur de vitres. © IRPA, Bruxelles, B015340, 1917-1918 et cliché Stéphane Bazzo, X106655, 2016.

Mons, Eglise Sainte-Waudru. Cette église gothique a connu de multiples remaniements. gothique Plans par Mathieu de Layens ; Direction de chantier : Jehan Spiskin (+1457). Le choeur est construit en 1450-1506, le transept vers 1500-1527 (direction de chantier : Jean Repu); les nefs de 1519 à 1589 ; la chapelle paroissiale en 1585. La tour est réalisée en trois étapes : 1548-1571 (direction de chantier : Jean de Thuin / 1619-1637 (direction de chantier : Jean et Christophe Malapert, Jean Delvaux / 1659 - 1669. La couverture de la tour date de 1690, le campanile de 1715 (remplacement des campaniles de 1521 et 1691). Grès de Bray et de Ciply, calcaire carbonifère, petit granit de Soignies (pour les parties restaurées au XIXe). Les voûtes sont en brique. Les Allemands ont pris cette photographie depuis la rue du Chapitre vers le NE , en début d'après-midi. Il disposaient d'un objectif à très grand angle, sans doute le devenu mythique Hypergon de Goerz, couvrant un angle d'environ 140°. D'où la déformation importante : la nef et le transept sont allongés, car la prise de vue n'est pas dans l'axe. © IRPA, Bruxelles, B015220, 1917-18 et X106671, photo Stéphane Bazzo, 2016.

Mons, Eglise Saint-Nicolas, rue d'Havré, depuis l'angle avec la rue du Curé Tellier. L'église Saint-Nicolas actuelle a été reconstruite après l'incendie de 1664 en style baroque, mais la tour gothique en brique (1424-1429) a été refaite à l'emplacement initial, en hors-d'œuvre du collatéral gauche. Elle ponctue de sa masse puissante l’alignement de la rue d’Havré qui comprend plusieurs maisons des 17e et 18 siècles. Les Allemands ont fait le choix, étonnant mais conscient, d’immortaliser plusieurs Montois devant ces monuments historiques. Les vêtements sont révélateurs des classes sociales – ouvriers et bourgeois – qui se côtoient. Pendant la guerre, les vêtements des moins favorisés et des personnes âgées se renouvellent peu et, le prix des chaussures ayant augmenté de manière exorbitante, le port de sabots est assez courant. Aujourd'hui, les maisons sont décapées et les vitrines en bois ont cédé la place à des coffrages en béton. © IRPA, Bruxelles, B015312, 1917-18 et X106644, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Mons, Rue des Fossés, vers le Nord. Enfilade de maisons avec l'église Sainte-Elisabeth et son élégant campanile en arrière-plan. Le photographe allemand a fait le choix d’immortaliser des enfants montois aux côtés de militaires compatriotes dans cette rue où la perspective est renforcée par la structuration horizontale des bâtiments. Les numéros des maisons ont été peints en grande taille, ainsi que le nom de la rue, afin de faciliter le déplacement des militaires, et sans doute de permettre une meilleure orientation en cas d'alerte aérienne. Aujourd'hui, les maisons de gauche ont été décapées, et celles de droite détruites pour être remplacées par un immeuble hors gabarit, où des bandeaux verticaux en pierre de taille ont contrecarré la belle perspective ancienne. Les maisons modestes, appuyées contre le flanc de l’église, ont également disparu. © IRPA, Bruxelles, B015322, 1917-18 et X106657, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Mons, ancien Mont-de-piété, Rue du 11 novembre. Comme l'indique la plaque actuelle, l'ancienne rue du Mont-de-piété a été rebaptisée avec la date de la reprise de la ville par l'armée canadienne en 1918. Construit en 1623-1625 sous la direction de Wenceslas Cobergher, le Mont-de-piété est un imposant bâtiment de brique et pierre bleue, implanté en retrait de l’alignement derrière un mur de clôture. Il compte trois niveaux de huit travées, sous une haute bâtière d'ardoises percée d’autant de lucarnes à croupe. Les fenêtres rectangulaires sans croisée, modernes pour l’époque, sont bardées de grillage sur toute la hauteur témoignant bien de la fonction de cette bâtisse. Elles sont insérées entre des bandeaux de pierre qui marquent l’horizontalité de la façade. Voisinant cet important volume à gauche, une petite maison d’angle, avec pignon sur rue, pourrait avoir eu un gros-oeuvre fort ancien si l’on en croit la porte en accolade visible à gauche. Elle s’appuie contre une bâtisse dont émerge une toiture très aigüe. Des petites tuiles plates, traditionnelles, en recouvrent les versants. On peut y lire les premières publicités et l’enseigne du café: « Chocolat Meurisse » et « Bière double de la brasserie de Belian / café tenu par J. Heersbrandt-Voituron ». A droite, d’importantes maisons bourgeoises, de la deuxième moitié du 19e siècle, respectent l’alignement général de la rue. Trottoirs et voiries, tous deux pavés, sont bien distingués. Aujourd’hui, l’ancien Mont-de-Piété a été rénové et couvert d'un badigeon rouge. La maison d'angle et sa voisine arrière ont été remplacées, dans les années 1960 probablement, par un immeuble banal de garages et appartements, dont le volume plus large s’accole hélas aujourd’hui au pignon du mont-de-piété. L’alignement de maisons à droite a subsisté avec, en toile de fond, les toitures baroques du beffroi. © IRPA, Bruxelles, B015324, 1917-18 et X106676, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Mons, Maison à l'angle de la rue d'Havré et de la rue Hautbois. L’angle de ces deux rues était jadis occupé par une belle bâtisse fort ancienne, probablement du début du 16e siècle, prenant largement le jour sur ses deux faces. L’entrée, qui porte le n°70, est ornée d’une moulure en accolade, formant larmier au-dessus du linteau. Les fenêtres du rez-de-chaussée, transformées, sont surmontées d’arcatures surbaissées de tradition gothique. L’étage, en léger encorbellement, garde à gauche ses baies anciennes, à l’encadrement mouluré, mais dont les croisées de pierre ont disparu. Une haute toiture de tuiles couvre la maison, entièrement chaulée. Les noms des deux rues ont été peints par l'Occupant sur son soubassement (pour faciliter la circulation des troupes et l'orientation vers les abris anti-aériens), tandis que deux panneaux rapportent : « Café de Jemappes / Alfred Wéry/ menuisier ». Aujourd’hui, cet angle de rues a bien changé. Le « café » et la maison mitoyenne à gauche ont disparu pour faire place à un immeuble de rapport assez massif, s’alignant maladroitement sur la maison de droite. Cette dernière présente une composition néo-classique plus légère, marquée par un bow-window, dont l’enduit blanc, caractéristique de ce style, a malheureusement été supprimé. © IRPA, Bruxelles, B015327, 1917-18 et X106645, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Moorsel, Sint-Gudulakapel (Dorp) Deze laatgotische kapel in Meldertse zandsteen dateert uit de 14de eeuw en werd gebouwd ter ere van de Heilige Gudula. Oorspronkelijk was er een kerkhof verbonden aan de kapel, maar deze werd ca. 1580 volledig vernield. De kapel werd in de daaropvolgende jaren grondig verbouwd en is sinds 1598 ongewijzigd gebleven. Het interieur bevat enkele interessante kunstschatten, waaronder tien schilderijen met voorstellingen uit het leven van de Heilige Gudula uit 1660. De foto links werd genomen tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) gedurende de Duitse bezetting van Moorsel in het kader van een inventarisatiecampagne van het Belgisch patrimonium onder leiding van de Duitse kunsthistoricus Paul Clemen (1866-1947). Aan het begin van de oorlog werden op 20 augustus 1914 namelijk de eerste Duitse patrouilles gesignaleerd in de omgeving van Moorsel en Aalst. De volgende dag overvielen een aantal Uhlanen (Duitse verkenners te paard) het station van Moorsel, plunderden er de kas en sneden de telegraafdraden door. De dagen nadien rukten grote colonnes van Duitse colonnes door Moorsel richting Aalst. Maandag 24 augustus was gekend als de “Vliegende maandag” waarop heel wat burgers in paniek vluchtten voor de oorlog. Ongeveer een week later, op 3 september, vallen Duitse soldaten Moorsel binnen en vernielden de klokken van de kerktoren. Ze probeerden tevens met veel geweld het klokje van de St.-Gudulakapel weg te halen, maar de patrones kon hun pogingen verijdelen. Bezet Moorsel viel onder de Kommandatur van Aalst en werd een strategische plek voor de doorstroom van troepen en het plaatsen van oorlogskanonnen (bv. aan het waterkasteel). De bezetting zou vier jaar duren en werd gekenmerkt door voedselschaarste, werkloosheid en opeisingen. Zo moest het echtpaar Louis Domien De Wit en Maria Philips hun café sluiten omdat de Duitsers het koper van de bierkranen in beslag hadden genomen om het te verwerken tot hulzen voor Duitse geweren en kanonnen. Hun twee oudste zonen werden opgeëist op 16 oktober 1916 en naar Duitse werkkampen gestuurd met de trein in Frankrijk. In totaal werden 127 mannen in Moorsel opgeëist, 9 kwamen om, meestal door ontbering (ondervoeding). Na de oorlog, op 21 september 1919, werden in Moorsel Vaderlandsfeesten georganiseerd met een stoet waarin gebeurtenissen van de afgelopen vier jaar uitgebeeld werden. Ter gelegenheid werd op het Dorp aan de Sint-Gudulakapel tegen de herberg “Het Kaatsspel” een kiosk geplaatst waar muziekconcerten plaatsvonden en prominenten van Moorsel de burgers toespraken. In 1942 werd de kapel beschermd als monument en recent, in 2014, werd het gebouw grondig gerestaureerd waardoor ze vandaag in haar authentieke uitstraling te bewonderen is (Roger BROUCKE, De Faluintjes, 1914-1918 (Erembodegem: Erembodegem Flying Pencil, 2009), pp. 27-30, 40, 83-87, 99, 106-108, 125, 136). © KIK, Brussel, A009804, 1917-18 en X094302, foto Jean-Luc Elias, 2016.

Musson, Eglise Saint-Martin - Monument commémoratif aux combattants, prisonniers civils et déportés de Musson en 1914 Un monument a été créé à partir du portique de l'ancienne église Saint-Martin qui a été détruite au début des années 1900 en vue du nouvel édifice construit en 1905 par l'architecte Van de Wyngaert. Il a été classé patrimoine immobilier monumental par la Région wallonne le 5 février 1996. © IRPA, Bruxelles, B021604, 1917-18 et X112706, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Namur, Eglise Saint-Loup, confessionnal n° 8 (mur gauche). Ce confessionnal, attribué au sculpteur François Delvigne, est l’un des dix confessionnaux incorporés dans les murs des bas-côtés de cette église (1621-1645), chef-d’œuvre de l’architecte brugeois Pierre Huyssens (1577-1637). D’un somptueux style baroque, il appartient à la deuxième des trois séries et date de 1660-1670. Il a été restauré une première fois au début du 19e siècle. Suite à l’abandon de l’église pendant une quarantaine d’années, une restauration de l’ensemble des confessionnaux a dû être effectuée ; elle s’est terminée en décembre 2011. © IRPA, Bruxelles, B020019, printemps 1918 et X109744, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Namur, Rue du Collège, n° 14, Porte avec enseigne de l'huissier Octave Minette. Dans l'entre-deux-guerres, les façades des maisons namuroises ont fait l'objet d'un décapage important, encouragé par des primes octroyées par l'administration communale. Ces mises à nu massives ont supprimé les enduits clairs qui donnaient en 1918 une joyeuse allure néo-classique à la ville. Les sablages ont hélas dans de nombreux cas dégradé "l'épiderme" des briques. Mais on assiste heureusement aujourd'hui à des restaurations qui rendent aux immeubles classés un enduit ou un badigeon adapté, suite à une étude archéologique du bâti. Cependant, Il faut parfois déplorer l'emploi de peintures synthétiques sur certaines maisons anciennes, totalement inappropriées tant au niveau de l'aspect que du coloris, et qui heurtent l'œil, comme c'est le cas pour le bâtiment à gauche de cette maison. © IRPA, Bruxelles, B019993, printemps 1918 et X106762, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Namur, Porte de Sambre, rue des Brasseurs, face à la rue du Président. La porte de Sambre, en pierre bleue, de style Louis XIII, fut commandée par les magistrats de Namur à François Waneson en 1644. Sur la clé de l'arc, une inscription rappelle les commanditaires : Charles / Du / Monin / Bourg / mre / 1644 / Jacques / Maleve / second / eslev (Inventaire du Patrimoine monumental, t. 5/2, p. 503-504). Sur le cliché allemand, une affiche est datée du 1er mars 1918, c'est un avis du bourgmestre Arthur Procès concernant le commerce usuraire. Une autre est datée du 7 mars 1918 : elle constitue un "terminus post quem" et nous apprend que la mission photographique allemande a eu lieu après cette date. Aujourd'hui, le bâtiment de gauche a été remplacé par le massif "Foyer Namurois" et la boîte aux lettres en fonte rouge des Postes belges, ornée sur la porte du lion national, a disparu. © IRPA, Bruxelles, B019986, printemps 1918 et X106768, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Namur, Maisons de la rue des Brasseurs Le cliché de la Première Guerre est le témoin d’un mode de déplacement méconnu: la navigation fluviale. Ces militaires qui ont accosté sur une berge de la Sambre, devant un petit pavillon néo-gothique aujourd’hui disparu, se rendent compte qu’ils sont photographiés : l’un deux se tourne vers l’objectif pendant la pose et le cliché garde la trace de son mouvement. Le bateau porte le nom de la Ville de Breslau, sur l'Oder, qui appartient alors à l'empire allemand. Depuis les accords de Potsdam, elle a été rattachée à la Pologne et est aujourd'hui connue sous son nom polonais : Wrocław. Aujourd'hui, péniches de transport et bateaux de plaisance sillonnent la Sambre. De juin à septembre, trois Namourettes (voir cliché X109771) assurent en outre depuis 2004 le transport de passagers sur la Sambre et la Meuse, entre Salzinnes et Jambes . Le front de bâtisses, autrefois plus industriel, a été en grande partie reconstruit pour faire place à du logement. Seule une ancienne brasserie à droite, témoin de l’activité passée de la rue, a été maintenue et réaffectée. © IRPA, Namur, B019977, printemps 1918 et X109768, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Namur, Musée archéologique, rue du Pont, en bord de Sambre. L'ancienne halle à la chair a été bâtie de 1588 à 1590. C'est un bâtiment de style traditionnel mosan, en brique et pierre bleue sur soubassement en calcaire appareillé. Devenu propriété de la Ville en 1806, le bâtiment abrite depuis 1856 le Musée archéologique et a résisté à l'incendie du 23 août 1914, qui a détruit les bâtiments de la Grand'Place. Le Musée est aujourd'hui en cours de déménagement dans un nouvel espace "Les bateliers" (car aménagé dans l'ancienne école pour les enfants de bateliers, Rue Saintraint). Le rez-de-chaussée, percé de grandes arcades, est surmonté de deux niveaux marqués par l’horizontalité des cordons de pierre. Entre ceux-ci se développent une suite de onze travées de fenêtre rapprochées. La toiture à croupes est éclairée par deux niveaux de lucarnes, posées en quinconce, reconstituées lors de la restauration de 1948-1949. Le pont de Sambre, en face de la rue du Pont, qui existe depuis le Moyen Age, a été jusqu’au 19e siècle le seul pont sur la Sambre à Namur. Il est pour la première fois mentionné en 1270. Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été remplacé par un pont d'une seule portée. © IRPA, Bruxelles, B019970, printemps 1918 et X109772, cliché Hervé Pigeolet, 2017.

Namur, Ancien refuge de l'Abbaye de Floreffe, Rue de Gravière, 2. Apparentée au style baroque de l'église Saint-Loup, datée de 1647, cette entrée du refuge a été construite par l'Abbé de Severi 1647. Jusqu'à la révolution française, le cartouche au-dessus de la niche portait les armes de l'abbaye. Fortement touché en 1944 par le bombardement qui a provoqué d'importantes destructions dans le quartier, ce portail a été restauré en 1953 par l'architecte namurois Jules Lalière, qui a entoure le fronton d'ailerons a volutes. L'étage aux baies à traverse et le bow-window n'ont pas été reconstruit, si bien que la liaison avec les maisons voisines est perdue (Inventaire du Patrimoine monumental, 5/2, p. 588). L'immeuble de droite a subsisté, et l'on devine sur son pignon la trace de la toiture disparue du refuge. L'immeuble de gauche, détruit, a été reconstruit différemment, mais le rez-de-chaussée est toujours occupé par une boucherie. © IRPA, Bruxelles, B019966, printemps 1918, et X109799, cliché Hervé Pigeolet, 2017.

Maison, 1, Rue des Tanneries (angle avec la Place l'Ilon) Cette photographie de façade est atypique, car les Allemands ont en général négligé les bâtiments du 19e siècle, et celui-ci date de 1862, comme l'indique le médaillon à gauche, sous la corniche. Mais sans doute le photographe a-t-il eu l'œil attiré par le décor néo-classique, et aura profité du fait que son trépied était placé à cet endroits (pour la photographie de la façade de l'église Notre-Dame, voir cliché B020059). Le bâtiment s’est écroulé lors de travaux de transformation en 2014. Un bâtiment contemporain l'a aujourd’hui remplacé. © IRPA, Bruxelles, B019965 et X109798, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Namur, Pompe de l'Ange. Cette pompe de pierre bleue, aux ornements relevés de dorures, est l'œuvre du sculpteur et architecte François-Joseph Denis. Elle fut réalisée en 1790-1791. De style Louis XVI, elle est composée d'une colonne cannelée sur laquelle sont accostés trois pilastres dont la base est une console en volute terminée par une feuille d'acanthe. La partie supérieure disparaît sous une tête de bélier aux cornes duquel sont suspendues des guirlandes de laurier. L'entablement, triangulaire, est surmonté d'un ange buccinateur. La trompette, absente sur le cliché allemand, avait heureusement repris sa place aujourd'hui, après un vol en 2013… mais est depuis peu à nouveau manquante. Le système de pompage ayant disparu, il ne reste plus trace de la fonction première du monument, classé le 15 janvier 1936. Les façades de deux des magasins à l'arrière-plan ont été décapées ; les enseignes de celui de droite ayant été supprimées, les décors de guirlandes sculptées en bas-relief sont de nouveau visibles. © IRPA, Bruxelles, B019946, été 1918, et X106758, cliché Stéphane Bazzo, 2017.

Namur, Hôtel Pasquet d'Acosse, ensuite hôtel Monjoie, à l'angle de la rue de Bruxelles (n°57) et de la rue Lelièvre. Maison en brique et pierre bleue de style Louis XV (vers 1760), avec soubassement de pierre de taille. Cinq travées de hautes baies aux linteaux courbes ornés d'une clé à palmette ; porte à traverse d'imposte chantournée. Des pilastres à chapiteaux ioniques encadrent les deux niveaux. Toiture à la Mansard, éclairée d'une double rangée de lucarnes, à fronton puis à croupe, ces dernières aujourd'hui munies d'une grande vitre pour mieux éclairer le vaste grenier. L'immeuble a été récemment restauré. La façade a bénéficié d'un nouvel enduit clair, qui, avec les boiseries claires des lucarnes, contribue à donner à l'immeuble un aspect plus pimpant qu'il y a un cent ans, davantage sans doute dans l'esprit du 18e siècle. © IRPA, Bruxelles, B019958, été 1918, et X106759, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Namur, Porte de Sambre et Meuse. Œuvre de Denis-Georges Bayar, cette porte de style baroque a été construite en 1728. Elle est surmontée de deux statues représentants des vieillards, personnification du confluent des deux cours d'eau, la Meuse et la Sambre, qui se rejoignent au Grognon. Des volutes ont été accolées au monument après 1918. A côté, un important volume, aux ancres millésimées de 1704 englobe sans doute un bâtiment du 16e siècle, comme en témoigne son pignon, par ailleurs couvert de publicité. Il a aujourd’hui cédé la place à la Maison de la Culture, conçue par l'architecte Victor Bourgeois en 1957, actuellement en cours de transformation. © IRPA, B019960, printemps 1918 et X109773, cliché Hervé Pigeolet, 2016.

Namur, Eglise Saint-Joseph. Construite par les Carmes de 1627 à 1655, cette église en brique chaulée de rouge et pierre bleue témoigne d'une influence baroque dans le traitement de ses ouvertures et niches, ainsi que dans le pignon à courbe et contre-courbes. La grille, présente sur le cliché allemand, date de 1910 et a été réalisée selon un dessin de l'architecte namurois Emile Dickschen (1892-1957). L'église Saint-Joseph est actuellement en cours de transformation en vue d'une réaffectation. La rue de Fer, pavée en 1918, est aujourd'hui couverte de macadam, en cours de rénovation lors de la prise de vue de l'IRPA, le 11 août 2016. © IRPA, Bruxelles, B020010, printemps 1918 et X106757, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Nivelles, Eglise Sainte-Gertrude. Cette église (1046) est l’une des trois églises de l’abbaye de Nivelles. Son important avant-corps occidental, en grande partie du 12e siècle, était surmonté d’une tour gothique et d’une flèche refaite au 19e siècle. Après consultation de la population nivelloise par référendum le 14 décembre 1974, la superstructure, détruite par une bombe incendiaire le 14 mai 1940, a été remplacée par une tour octogonale de style roman. Les Nivellois ont opté pour l’unité de style. © IRPA, Bruxelles, B020092, Richard Hamann, 1917-1918 et X106611, Stéphane Bazzo, 2016.

Nivelles, Eglise Sainte-Gertrude. Les bâtiments entourant l'église ont été détruits en juin 1940. Côté nord, ceux jouxtant le cloître ont été remplacés par l'Hôtel de Ville, qui intègre les galeries du cloître, don’t seule la galerie nord a gardé son aspect primitif, les autres ayant été reconstruites au 19e siècle dans un style d’inspiration romane. © IRPA, Bruxelles, B020096, 1917-18 et X106626, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Nivelles, Eglise Sainte-Gertrude. La rue est ensoleillée et le photographe allemand a fermé le diaphragme de sa chambre technique pour obtenir une grande profondeur de champ. La prise de vue a nécessité plusieurs secondes, car les personnages de gauche, qui ne prenaient pas la pose, ont bougé, ne laissant qu'une trace fantôme. Les maisons construites autour de l’église et au bout de la Grand'Place ont été détruites par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il a été décidé de ne pas reconstruire le long de l'église pour la laisser dégagée. Les aménagements récents de la Grand'Place ont également supprimé les parkings autour de l'église, privilégiant la circulation des piétons et des transports en commun. © IRPA, Bruxelles, cliché Richard Hamann, B020095, 1917-18 et X106622, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Nivelles, Eglise Sainte-Gertrude, avant-corps roman. Le portail baroque, couronné par une balustrade surmontée de pots-à-feu, remplaçait depuis 1662 la contre-abside originale. Il a été démonté en 1972 et reconstruit dans le parc de la Dodaine à Nivelles (voir cliché X010618 à X010620). Il laisse la place à une nouvelle contre-abside néo-romane, bâtie lors de l'importante reconstruction des années 1970-1980. © IRPA, Bruxelles, B020093, 1917-18 et X106612, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Onze-Lieve-Vrouw-Geboortekerk (Onze-Lieve-Vrouwekerk van Pamele, Pamelekerkplein) Deze parochiekerk dateert uit de 13de-14de eeuw en is een illustratief voorbeeld van de eigentijdse Doornikse gotiek of Scheldegotiek. Vanaf de 19de eeuw werd de kerk meermaals gerestaureerd, bijvoorbeeld in 1877-1904 door de Gentse architect Auguste Van Assche (1826-1907). Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) werd Oudenaarde omwille van haar strategische ligging aan de Schelde door het Duitse leger vanaf 12 oktober 1914 bezet en ingericht als opleidingscentrum voor haar soldaten en als tussenstop naar het front. De stad werd onderworpen aan een streng regime, gekenmerkt door drangmaatregelen, hongersnood, werkloosheid en geweld; de voornaamste levensmiddelen werden opgeëist en heel wat burgers kwamen om, onder andere door de uitbraak van een tyfusepidemie in september 1916. Daarnaast werden tot het voorjaar van 1917 een groot aantal jongemannen gedeporteerd naar Duitse werkkampen om dwangarbeid te verrichtten onder erbarmelijke omstandigheden. Eind oktober 1918 begon het eindoffensief in de regio Oudenaarde tussen de Duitse troepen en de Geallieerden. Dit ging gepaard met hevige gevechten (o.a. gebruik van mosterdgas), waarbij het Duitse leger bij hun vlucht uit Oudenaarde de voornaamste spoorlijnen en bruggen vernielden. Ook heel wat hoge gebouwen die zouden kunnen dienen als uitkijkpost, waaronder de Sint-Walburgakerk en de belforttoren van het stadhuis, werden gebombardeerd. Toch slaagden de Geallieerden erin om het Duitse leger tijdens de Slag aan de Schelde te verdrijven uit Oudenaarde, mede dankzij enkele moedige burgers die hielpen bij de bouw van houten noodbruggen waardoor de Geallieerde troepen te paard de Schelde konden oversteken en de stad bevrijdden. Door de dagenlange bombardementen en beschietingen was de stad grotendeels in puin en ook de Onze-Lieve-Vrouw-Geboortekerk raakte beschadigd. De Onze-Lieve-Vrouw-Geboortekerk is sinds 1936 een beschermd monument (Agentschap Onroerend Erfgoed 2015: Parochiekerk Onze-Lieve-Vrouw van Pamele. In Inventaris Onroerend Erfgoed. Opgehaald van https://id.erfgoed.net/erfgoedobjecten/27291 op 14-12-2015; Stijn LYBEERT en Michiel BAUTERS, “Oudenaarde: stad onder vuur,” in Handelingen van de Geschied- en Oudheidkundige Kring van Oudenaarde, van zijn Kastelnij en van den Lande tusschen Maercke en Ronne; Vol. 52 (2015), pp. 113; 120-122; 140; 148; 176-179). © KIK, Brussel, F000112, foto Theodor von Lupke (dir.), 1917-18 en X094423, foto Katrien Van Acker, 2016.

Saintes, retable de la vie de Sainte Renelde. Ce retable date de la fin du 15e siècle. Une restauration a été réalisée par le sculpteur Jean-François Malfait à Bruxelles en 1855-1856. Il a couronné la caisse de trois niches et sculpté les statues de Renelde, Grimoald et Gondulphe destinées au couronnement. La protection en plexiglas actuelle empêchant une prise de vue frontale, la "rephotographie" a dû être faite sous un angle différent. © IRPA, Bruxelles, 1917-18 et X106689, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

Saint-Séverin en Condroz, Eglise Saints-Pierre et Paul [Nandrin]. Eglise romane d'un prieuré clunisien fondé entre 1091 et 1107. Consacrée entre 1136 et 1145, elle fut cédée aux jésuites de 1574 à 1773 puis devint paroissiale lors du Concordat de 1801 organisant les rapports entre les différentes religions et l’État dans l'Empire français. Malgré une série de restaurations apportées à l'édifice - reconstruction de la tour de croisée en 1860, des trois absides en 1862, de la façade, des collatéraux et de la première travée en 1899-1901 - il reste un témoin remarquable de l'art roman. Sur le cliché allemand, le ciel a été retouché pour détourer le bâtiment et améliorer sa lecture. © IRPA, Bruxelles, A009906, 1917-18 et X110138, cliché Barbara Felgenhauer, 2016.

Samart, Eglise Saint-Médard. Cette église remonterait à 1050-1150. Les ouvertures ont été agrandies au 18e siècle et en 1899, le bâtiment a été allongé vers l'ouest. Un arbre a été planté en 1930 pour commémorer le centenaire de la Belgique, modifiant aujourd'hui considérablement les abords, c'est pourquoi la "rephotographie" a été faite sous un angle différent. © IRPA, Bruxelles, B019718, 1917-18 et X106637, cliché Stéphane Bazzo, 2016.

SINT-PIETERS-RODE, Kasteel van Horst Het Kasteel van Horst in het centrum van Sint-Pieters-Rode is een waterburcht in bak- en zandsteenstijl. Aanvankelijk was dit kasteel een hoeve die door de Heren van Horst in de 13de eeuw gebouwd werd en in de 15de-16de eeuw verder uitgebouwd werd tot een waterburcht. In de 17de eeuw valt het pand in de handen van de adelvrouw Maria-Anna Van den Tympel, die het bouwwerk verder uitbreidt en er een lusthof voor de Leuvense stadsadel van maakt. Na het overlijden van het laatste lid van de familie van den Tympel in 1713 kwam het kasteel in het bezit van verschillende adellijke families die er steeds minder belangstelling voor tonen. Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) bleef dit kasteel bewaard van het oorlogsgeweld, zoals op de foto links te zien is. Deze foto links werd genomen in het kader van een inventarisatiecampagne van het Belgisch patrimonium onder leiding van de Duitse kunsthistoricus Paul Clemen (1866-1947). In 1971 werd de waterburcht beschermd als monument en in 2007 verkoopt de laatste adellijke eigenares het kasteeldomein aan het Agentschap voor Natuur & Bos. Herita vzw verlengt vervolgens de erfpacht en dankzij eigen middelen van giften en subsidies van Europa en de Vlaamse overheid, startte in 2011 de eerste fase van de restauratiecampagne, nl. De linkervleugel die sinds 2014 opnieuw ontsloten is (“Kasteel van Horst,” laatst geraadpleegd op 30 oktober 2015, http://www.kasteelvanhorst.be/geschiedenis; Roger DENEEF, red., Historische tuinen en parken van Vlaanderen: inventaris Vlaams-Brabant, Holsbeek, Lubbeek en Tielt-Winge (Brussel: Ministerie van de Vlaamse Gemeenschap - Afdeling Monumenten en Landschappen, 2002), pp. 38-40) © KIK, Brussel, B020267, 1917-18 en X102798, foto Jean-Luc Elias, 2016.

TESSENDERLO Sint-Martinuskerk (Markt) De Sint-Martinuskerk in het centrum van Tessenderlo is een monumentaal, gotisch gebouw uit 1444-1484. Naast de indrukwekkende toren en het neogotisch kerkmeubilair bezit deze kerk ook een uniek laatgotisch koordoksaal uit ca. 1525. Reeds aan het begin van de Eerste Wereldoorlog, in augustus-september 1914, kreeg Tessenderlo te maken met Duitse invallen en werd de stad bezet. Deze periode ging gepaard met onderdrukking, hongersnood en militaire terreur. Zo werden op 4 december 1914 een honderdtal burgers op barbaarse wijze naar Duitse werkkampen gedeporteerd om er dwangarbeid te verrichtten onder erbarmelijke omstandigheden (o.a. mishandeling en ondervoeding). De Sint-Martinuskerk bleef gespaard van het oorlogsgeweld. De toren, het koor en het doksaal werden in 1936 beschermd als monument en sinds 1997 is de volledige kerk tot beschermd erfgoed benoemd ( (“Gemeente Tessenderlo,” laatst geraadpleegd op 23 oktober 2015). © KIK, A009961, 1917-18 en X102780, foto Jean-Luc Elias, 2016.

De Sint-Martinuskerk in het centrum van Tessenderlo is een monumentaal, gotisch gebouw uit 1444-1484. Naast de indrukwekkende toren en het neogotisch kerkmeubilair bezit deze kerk ook een uniek laatgotisch koordoksaal uit ca. 1525. Reeds aan het begin van de Eerste Wereldoorlog, in augustus-september 1914, kreeg Tessenderlo te maken met Duitse invallen en werd de stad bezet. Deze periode ging gepaard met onderdrukking, hongersnood en militaire terreur. Zo werden op 4 december 1914 een honderdtal burgers op barbaarse wijze naar Duitse werkkampen gedeporteerd om er dwangarbeid te verrichtten onder erbarmelijke omstandigheden (o.a. mishandeling en ondervoeding). De Sint-Martinuskerk bleef gespaard van het oorlogsgeweld. De toren, het koor en het doksaal werden in 1936 beschermd als monument en sinds 1997 is de volledige kerk tot beschermd erfgoed benoemd (“Gemeente Tessenderlo,” laatst geraadpleegd op 23 oktober 2015). © KIK, Brussel, B021685, 1917-18 en X102802, foto Katrien Van Acker, 2015.

Onze-Lieve-Vrouw-Geboortebasiliek (Grote Markt) Het stadszicht van Tongeren wordt gedomineerd door de monumentale toren van de Onze-Lieve-Vrouwebasiliek. Deze gotische kerk kende een bouwgeschiedenis van ongeveer 300 jaar en is de bewaarplaats van heel wat kostbare kunstschatten die herinneren aan de rijke geschiedenis van de stad (bv. houten sculptuur Maria Oorzaak onzer Blijdschap uit 1479). Tijdens de Eerste Wereldoorlog (1914-1918) werd bij de aanvang van de Slag om Luik op 5 augustus 1914 een groep Duitse verkenners naar Tongeren gestuurd met als doel de stad later te bezetten op hun doortocht naar Tienen, Leuven, Brussel en Antwerpen. Twee dagen ervoor werden de kunstschatten van de basiliek uit voorzorg in veiligheid gebracht. Op 9 augustus 1914 werd Tongeren vervolgens bezet door duizenden Duitse soldaten en kort daarna, op 18 augustus, vonden er zware beschietingen plaats in de stad als reactie op een aanval van zogezegde vrijschutters. Huizen werden geplunderd en in brand gestoken, burgers vluchtten de stad uit voor de gruwel en het geweld. Ook de basiliek raakte beschadigd ondanks dat de toenmalige stadscommandant, luitenant Henke, de Duitse soldaten verbood de kerk te beschieten. Nadien werd Tongeren regelmatig het slachtoffer van willekeurig geweld en systematische brandstichting. Zo werd de kerkdeur aan de zijde van Vrijthofkant door Duitse soldaten vernield met een bijl omdat er zogezegd iemand vanuit de kerktoren naar de soldaten geschoten zou hebben. In 1999 werd de toren van de basiliek samen met de andere Vlaamse belforten opgenomen in de lijst van het werelderfgoed van UNESCO, gevolgd door een grootschalige restauratiecampagne en archeologisch onderzoek die tot 2008 zouden duren (“Tongeren, de eerste stad,” laatst geraadpleegd op 29 oktober 2015). © KIK, Brussel, B029435, 1917/18 en X102810, foto Jean-Luc Elias, 2016.

Tournai, Musée des Beaux-Arts, Vierge à l’enfant dite Madonne Renders. Au départ, cette peinture de Rogier Van der Weyden et son atelier (vers 1455-1460) se trouvait en piteux état, comme l’atteste le cliché allemand. Le restaurateur-peintre Jef Van der Veken a effectué une hyperrestauration de l’œuvre, rendant les transitions entre les parties anciennes et nouvelles de la peinture peu visibles. C’est notamment grâce à ce cliché allemand « avant intervention » que le statut de Van der Veken – restaurateur ou faussaire ? – a pu être évalué. Il est allé au-delà de l’éthique actuelle de la restauration, comme l'a montré la recherche menée par l'IRPA, qui a donné lieu à la publication "Autour de la Madeleine Renders. Un aspect de l'histoire des collections, de la restauration et de la contrefaçon en Belgique dans la première moitié du vingtième siècle". © IRPA, Bruxelles, B017058, 1917-18 et X042515, cliché Hervé Pigeolet, 2010.

Walcourt, Eglise Saint-Materne. La basilique Saint-Materne date du haut Moyen Âge. Du 13e au 16e siècle, elle est agrandie et reconstruite en style gothique. Le clocher d'origine à quatre pans a été détruit lors d'un incendie le 29 août 1615. Il a été remplacé par un clocher à huit pans, surmonté d'un bulbe piriforme, et flanqué de quatre clochetons d'angles. Détruit suite à un violent incendie lors de l’invasion en 1914, ce clocher a été remplacé à l’identique en 1926. La place a été évacuée par les Allemands pour la prise de vue ; seul un soldat est resté, de dos, pour donner l'échelle. © IRPA, Bruxelles, B020510, 1917-18 et X106642, cliché Stéphane Bazzo, 2016.