Balat inhoudstafel Dictionnaire des peintres belges

Biographie d'artiste


LAMPSONIUS , Dominicus

(LAMPSON) (Dominique)
Bruges, 1532 - Liège, 1599

Peintre, poète et critique d'art. Bien qu'il jouît d'emblée d'une grande réputation comme humaniste, après ses études à l'université de Louvain, Lampsonius ne réussit jamais vraiment à obtenir la même consécration pour ses activités de peintre. Ses préoccupations théoriques paraissent, il est vrai, d'autant plus importantes. C'est à Lampsonius que l'on doit notamment le chapitre consacré aux peintres flamands dans la seconde édition des "Vite" (1568) de G. Vasari. L'éditeur-graveur H. Cock lui demanda par ailleurs d'illustrer par des poésies une série de portraits d'artistes des Pays-Bas (1572). Dans un de ses écrits antérieurs, "Lamberti Lombardi apud Eburones pictoris celeberrimi vita..". (1565), ses conceptions théoriques sur l'art apparaissent encore plus clairement. Avec cet ouvrage, Lampsonius entendait proposer aux artistes des Pays-Bas l'exemple d'un "art nouveau", en évoquant l'universalité d'un maître originaire de leurs propres provinces, comme Vasari l'avait fait pour Michel-Ange. Les intérêts de l'humaniste se portèrent donc en particulier vers la critique d'art et la philologie. Outre les travaux écrits dans sa langue maternelle, Lampsonius signa d'innombrables poésies et épigrammes en latin et entretint une correspondance régulière avec Vasari et G. Clovio notamment. Au début de sa carrière, il fut en outre, pendant quelque temps (1554-1558), le secrétaire privé de l'archevêque de Canterbury, Reginald Pole, qu'il accompagna à Liège et à Rome, avant de revenir finalement en Angleterre. C'est ainsi qu'il noua des contacts avec L. Lombard, qu'il retrouva à Liège après la mort de Reginald Pole. Dans cette ville, Lampsonius fut en effet au service de trois princes-évêques successifs, Robert de Berghes, Gérard de Groesbeek et Ernest de Bavière. Une formation chez L. Lombard ne semble pas avoir procuré à Lampsonius l'habileté nécessaire pour exercer la profession de peintre. C. van Mander lui-même (en 1604), rapporte déjà qu'il ne pratiqua pas ce métier, ce que la correspondance entre L. Lombard et Vasari laisse également entendre. La seule toile connue de lui, une "Crucifixion", est conservée dans l'église Saint-Quentin d'Hasselt et fut exécutée en 1576. Du point de vue artistique, cette œuvre ne manifeste guère de qualités particulières. Il est pourtant généralement admis qu'Otto van Veen travailla quelque temps à Liège sous la tutelle de Lampsonius. C'est d'ailleurs à l'instigation de Lampsonius que ce dernier partit à Rome, où il acheva sa formation artistique et reçut les outils qui allaient lui permettre d'inaugurer l'ère de P.P. Rubens.

Rédacteur
Vandermeersch, Joke
Informations complémentaires
Collections, bibliographie,...

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