On trouve dans les suppléments du recensement
bruxellois de 1812 : Van den Burgraff
Guillaume-Philidor, Agé de 28 ans. Marchand de tabac, domicilié Sn
7, rue de la Madeleine, 565, né à Bruxelles. Réside à Bruxelles depuis le 12
octobre 1815. Il habite alors avec sa sœur Madeleine, âgée de 23 ans, qui
exerce le même métier. Dans le recensement de 1816, on trouve Guillaume-Joseph,
âgé de 30 ans, marchand de tabac, qui pourrait être son frère aîné d’un an.
Deux ans plus tard, paraît une annonce qui concerne peut-être un de ses biens.
A. V. campagne à Cortenberg S’adresser chez G.
P. Vanden Burgraaf, à ladite campagne (L'Oracle, 21 mai 1818).
Il est actif en à Bruxelles vers 1820 (1818
selon Briavoinne, repris par Louis Hissette et par Rob Meijer). À notre connaissance, la première mention de
Van den Burgrraaff dans la presse est le 4 mai 1821 (voir infra). Il est nommé
lithographe de l’Académie de Peinture de Bruxelles en 1822. Il est l’une des
trois lithographies mentionnées par l’Almanach du Commerce et de l’Industrie
de 1822, avec les demoiselles Châtillon et Jobard. Il est un des quatre
lithographes mentionné par le Nouvel Almache de poche de Bruxelles pour
1823. Au recensement de 1829 (section 6, f° 402), il a 48 ans.
Van den Burggraeff a fait travailler les frères
Alexandre et Léopold Boëns, Auguste Vincent, ainsi que, en lithographes
"amateurs", les peintres Constantin-Fidèle Coene, Antoine Brice et
Pierre-Joseph-Célestin François, ainsi que Jean-Jacques Eeckhout.
Il devient éditeur et lithographie
de l'Académie royale en 1825. Il indique ce titre dans la signature de
certaines de ses lithographies.
Le registre des patentes de 1832
(supplément, n° 64) indique : Van den Burggraaff G. P. Lithographe 5 ouvriers. Il ne semble plus
avoir publié de travaux importants après 1834. On ne trouve pas dans les
recensements de 1835 et 1842. Il est encore actif en 1841, si l'on en croit
l'annuaire Tarlier. Il quitte le centre ville à une date indéterminée, puis
revient le 11 août 1849 s'installer Rue de Terre-Neuve, 32 (recensement bruxellois
de 1846). Il est alors rentier et provient alors de Saint-Josse où nous n'avons
pas trouvé de trace d'activité. Il est remarié avec Marie-Louise Deveau, de 25
ans sa cadette. Il meurt en 1856[1].
Il est un des grands éditeurs de lithographies
dans les années 1820. Dans les années 1830, il imprime notamment des planches
pour le Bulletin de l'Académie royale de Belgique.
Il expose à Haarlem en 1825 :
G.P. van den
Burggraaf, Brussel
2532 a twee platen voorstellende gezigten in Égypte uit het werk van Wahlen
2533 b vier platen [...] naar de natuur geteekend door Eeckhout en Madou
2334 c dito het portret van Talma
2535 d dito la jeune cajoleuse naar het oorspronkelijke van Quinte-Metsys.
Alles in steendruk.
Adresses : Rue de la Madeleine (Section 7), 565 <1812-1816> ;
Rue des Chandeliers (section 1), 343 <1821-1824> ; Rue du Nord,
64<1825>[2] ; Rue
Royale (Section 6), 68 (n° section) = 23 (n° rue)<1825-1829>[3] ;
Rue des Eperonniers <1834-1835> ; Rue de la Madeleine, 2
<1838-1841>.
Annuaires : L’Almanach du Commerce et de
l’Industrie de 1822, p. 59 ; Perichon, C.J.
(Éditeur), Almanach du commerce de Bruxelles et se environs contenant près
de 5000 adresses, par année, 1822, 2e année, à Bruxelles, chez
l’éditeur, rue des Alexiens, s. 8, 714., chez H. Remy, imprimeur libraire, et
chez les principaux libraires du royaume, p. 59 ; Nouvel Almanach de poche de Bruxelles, 1823 ; de
Fortbois, Et. H., Almanach du commerce de Bruxelles et des provinces
des Pays-Bas pour l'an 1824, p. 211 ; Mauvy 1834 ; Mauvy,
1835 ; L'indicateur belge ou guide
commercial et industriel [...] dans
Bruxelles, 1838-1839 ; Tarlier,
1841.
Bibliographie : Hymans,
Lithographie, p. 427 ; Liebrecht, p. 38 ; Dominique, La lithographie en Belgique. Ses débuts dans La Gazette, 15 octobre
1935 ; Dominique, La lithographie en Belgique de ses débuts à la révolution de 1830
dans La Gazette, 21 et 22 octobre 1935 ; Van
der Marck, passim ; Oukhow,
Catherine, Les journées de septembre, cat. exp., Bruxelles, Bibliothèque royale
Albert Ier, 1980, cat. 67 ; Hiernaux, Luc, Vues inédites de Montaigle et de
Han-sur-Lesse (1827-1829) dans De la Meuse à l'Ardenne, 31, 2000, p.
75-81 ; Walch, passim ;
Godfroid, p. 612, 711-712 ; Meijer Rob, The beginnings of
lithography in Brussels dans Quaerendo, 33, 2003, n° 3-4, p. p. 307.
Collection : Bruxelles, KBR, Estampes ; Liège,
Université, Collections artistiques (Galerie Wittert).
[1] Du Vingt-septième jour du mois d’Avril l’an Mil huit cent cinquante-six, à neuf heures du matin. Acte de décès de Guillaume Philidor Vandenburggraaff, rentier, décédé le vingt cinq du mois, à onze heures du soir, rue des Tanneurs, S. 2, n° 78, âgé de soixante huit ans, six mois, onze jours, né à Bruxelles, domicilié même maison, veuf d’Augustine Sophie Pernier, et époux de Marie-Louise Joséphine Devaux, fils de Corneille Vandenburggraaff et de Marie-Marthe Spruyt, conjoints décédés. Sur la déclaration de Joseph Hanssens, peintre, âgé de cinquante-six ans et de Pierre Detroch, sans profession, âgé de soixante-cinq ans, domiciliés en cette ville et ont signé. Henri Lavallée, officier de l’état civil (Archives de la Ville de Bruxelles, registres de population, décès, acte 1861).
[2] Cette adresse apparaît sur une planche publiée en 1825.
[3] "Nieuwe Koninglijkse Straat" dans le Recensement de 1829, section 6, f° 402, où il est mentionné "Wettelijk gescheiden van zijn huisvrouw".