Né le 31
mars 1817 ; mort le 4 décembre 1874. Éditeur d'Estampes, il en diffuse
également, en provenance de France et d'Angleterre[1].
Il vend aussi des photographies, puis deviendra photographe en 1856.
Il est le
fils de Jean-Baptiste-Laurent Géruzet, qui est probablement le traducteur de
livres juridiques et scolaires mentionnés dans la presse[2].
Domicilié à Paris, 62 Rue de Montmartre jusqu'à son mariage le 30 janvier 1841,
il est toujours domicilié à l'étranger en 1856.
La
collaboration avec le Charivari se poursuit pendant plusieurs années :
Nouvelles des sciences, des arts et de la littérature. Par suite
d'arrangements spéciaux qu'il vient de prendre avec l'administration du
Charivari, l'éditeur Géruzet, Longue Rue de l'Écuyer, offre de grands avantages
aux personnes qui veulent s'abonner [Ce
n'est pas une contrefaçon, la revue contient des lithographies originales.
L'abonnement coûte 15 fr. On a aussi la possibilité d'abonnement à
l'illustration et à la Revue Rétrospective] (L'Indépendance belge, 25 juillet 1848).
Il édite
des lithographies au cours des années 1840 et 1850 :
Il se publie en ce moment une très jolie et
très piquante revue chez M. Géruzet, éditeur : C’est la Galerie des
artistes dramatiques attachés aux Théâtres royaux de Bruxelles. M. Laborde, notre premier ténor,
marche le premier à la tête de cette phalange dramatique. Son portrait en pied
est de M. Baugniet : il est d’une ressemblance parfaite. Sa biographie est
de M. Deschamps : On y voit avec intérêt ce mille et unième exemple de
plus du triomphe d’une vocation, malgré tous les obstacles que la famille, la
fortune, la société, les évènemens lui ont suscitées. Après M. Laborde
viendront MM. Hanssens, chef d’orchestre et directeur du Théâtre royal,
Boulard, Soyer, Canaple, Dalacroix, Victor, et Mmes Nathan, Colon-Leplus,
Pougaud-Doligny, Herminie Essler, Anastasie Gauthier, etc., etc. (Le Courrier belge, 3 décembre
1840).
En 1841, il est renseigné comme "Librairie
des sciences médicales".
En 1850, suite au décès de la première reine
des Belges, l'Indépendance belge du 28 octobre 1850 signale :
M. Géruzet,
éditeur, Longue rue de l'Écuyer, a rapporté hier matin de Paris les numéros de
l'Illustration, - que nous avions annoncés - contenant trois gravures relatives
aux funérailles de la Reine, représentant l'une, l'intérieur de l'église
Sainte-Gudule, au moment du service solennel célébré pour le repos de l'âme de
la Reine ; l'autre la vue extérieure du monument et de la Rue d'Assaut
décorés pour ces tristes circonstances, et enfin la troisième, la chapelle
ardente de Laeken où se trouvait exposée la dépouille royale.
On ne
pourrait donner assez d'éloges au talent et à la rapidité d'exécution de ces
différentes gravures et à l'activité de l'éditeur, qui n'a reculé devant aucun
sacrifice pour arriver à un résulat aussi complet. Nulles part ailleurs, même à
Londres, on n'était parvenu jusqu'à présent, à faire exécuter d'aussi grandes
planches en un si court espace de temps.
En envoyant
deux francs en timbres-poste à M. Géruzet, on recevra le numéro de
l'Illustration - dont nous venons de parler - et le précédent qui contenait une
gravure représentatn les derniers moments de la Reine des Belges.
Le numéro des 2-3 novembre annonce :
Pompes
funèbres
De S. M. la
reine
Album
composé de 10 planches in-folio
Lithographiées
par les meilleurs artistes, avec un texte explicatif des cérémonies
On souscrit
chez M. Géruzet, éditeur, Longue rue de l'Écuyer, 27.
En 1853, il édite Cérémonies et Fêtes du
mariage de S.A.R. le duc de Brabant et de S.A.I et R. Marie-Henriette-Anne,
Archiduchesse d'Autriche, célébré à Bruxelles, le 22 août 1853, illustré de
chromo-lithographies de Canelle et Gerlier imprimées par Simonau & Toovey.
Il édite La
Belgique industrielle (Vues des
établissements industriels de la Belgique, 2 volumes in-folio, contenant
200 planches en plusieurs teintes, qui paraissent de 1852 à 1854). Six
dessinateurs-lithographes collaborent à cet ouvrage : Adrien Canelle,
Claessens, G. Gerlier, Edwin Toovey, Guillaume Van der Hecht, et Antoine Voncken.
Ces lithographies sont tirées sur les presses de Simonau et Toovey. Il s'agit
de vues des bâtiments et complexes industriels importants de notre pays.
En 1853,
Géruzet édite un portrait de a duchesse de Brabant, signé "Schubert,
Vienne, 1853". C. Carbotte le contrefait et est attaqué par Géruzet.
Carbotte est condamné, et intente un appel qui est mit à néant le 24 janvier
1854.
Il édite Cérémonies
et fêtes qui ont eu lieu à Bruxelles du 21 au 23 juillet 1856 à l'occasion du
25e anniversaire de l'inauguration de S.M. le roi Léopold Ier,
Bruxelles, Géruzet, 1856. Les lithographies, notamment par Adrien Canelle, sont
imprimées par Simonau & Toovey.
Il se lance
dans la photographie en 1856 (réalisation et vente). Selon Le Précurseur
du 21 septembre 1856, Géruzet expose des photos de Bisson, dont il a le dépôt.
Il a en outre un dépôt du photographe français A. Richebourg.
En 1857, il
édite Souvenir du bal masqué donné par S.A.R. le Duc de Brabant le 20 avril
MDCCCLVII, in-folio, titre lithographié et index et 33 planches
lithographiées d'après des photographies de Mayer & Pierson, coloriées à la
main.
En 1863, il
photographie le comité central du Congrès catholique de Malines. Il
photographie le "Géant" de Nadar lors de son ascension à Bruxelles,
au Jardin Botanique, en 1864.
Adresses : (Libraire) Rue des Eperonniers, 6
<1838-1839> ; Longue Rue de l'Écuyer, n° 15 <1841-1848> +
Ateliers de moulage : Rue de l'Évêque, 32 <1844> ; Rue de l'Écuyer,
27<1847-1860>, 29<1862-1864> puis 27bis<1865>.
Annuaires : Tarlier,
1862 ; Tarlier, 1870
(Marchand d'Estampes).
Bibliographie : Van
der Herten, Bart, Oris,
Michel et Roegiers, Jan (dir.), La
Belgique industrielle en 1850 : Deux cents images d'un monde nouveau,
Crédit communal, 1995 [réédition des planches publiées par Géruzet] ; Directory,
p. 182-184.
Collection : Bruxelles, KBR, Estampes.