| Peintre de paysages, de vues d'architecture et de sujets religieux. Formé par son père, le peintre Jacob Grimmer dont il poursuivra l'uvre, cet artiste est maître de la gilde de Saint-Luc d'Anvers en 1592; en 1597 il a un élève du nom d'Anthoni de Ridder. Très apprécié de ses contemporains et considéré à l'égal de J. Brueghel de Velours, Abel Grimmer n'a été redécouvert que récemment, après plusieurs siècles d'oubli. Sa manière de peindre, caractérisée par une certaine stylisation, donne un aspect quelque peu naïf à ses uvres - plus de deux cents peintures répertoriées, une centaine étant signées. Il a souvent interprété des gravures d'après P. Bruegel l'Ancien et H. Bol. Il peut être considéré comme le spécialiste des séries consacrées aux "Quatre saisons" et aux "Douze mois de l'année". S'inscrivant très souvent dans des compositions circulaires, ce sont des vues de villages animés de scènes bibliques ou de la vie quotidienne (travaux des paysans, jeux d'enfants, kermesses...). Il peignit également de nombreux paysages incluant des sujets religieux : "Montée au calvaire, Tour de Babel..". Dans ses représentations d'architectures - nous savons qu'il avait reçu une formation d'architecte - il apparaît comme un précurseur. Ses intérieurs d'églises, par exemple, ouvrent la voie à des peintres comme Peter I Neefs. Ses intérieurs de palais, allées de châteaux, places publiques sont agrémentés de scènes galantes (mascarades, bals, banquets...) mais aussi bibliques pour lesquelles il s'adjoignit parfois la collaboration de peintres de figures tels L. de Caulery ou F. II Francken.
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