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Biographie d'artiste

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DE VADDER, Louis


Bruxelles, 1605 - 1655

Peintre de paysages, graveur, il se forme probablement chez son frère Philippe. En 1625, il se marie et en 1628 devient maître de la corporation des peintres de Bruxelles. Il n'eut que deux apprentis dont I. van der Stock en 1653. De Vadder fut également actif comme peintre de cartons de tapisserie à Bruxelles : en 1644 il obtient certains avantages fiscaux des magistrats de la ville pour son activité en faveur des tapissiers. Des documents d'archives prouvent qu'il a collaboré avec J. Jordaens dans la conception de certains cartons de tapisserie et qu'il était fort apprécié. L'œuvre de De Vadder s'inscrit dans la lignée de son temps; ayant connu les tableaux de D. van Alsloot, il reprend le thème développé par celui-ci : les environs de Bruxelles. Mais là où Van Alsloot représentait des scènes vécues ou des bâtiments connus dans leur site naturel, De Vadder n'a plus besoin de prétexte à la représentation de la nature. Il développe surtout le tableau des chemins creux ornés de talus sablonneux, comme on en rencontre encore aujourd'hui aux portes de Bruxelles. Peut-être sous l'influence d'A. Brouwer, qui, dans ses paysages, fut un maître inégalé, De Vadder emploie une pâte large et généreuse pour rendre le jeu des rayons du soleil illuminant les masses sablonneuses. Si, dans ses petits tableaux, il ne fait pas toujours preuve d'un grand sens de la composition, par contre il est le premier paysagiste bruxellois à rendre par sa palette la chaude atmosphère fauve des journées d'automne. La direction des coups de pinceau suggère le relief du terrain pétri dans une pâte abondante. Les tonalités des premiers plans, où le jaune clair se nuance de vert et de brun rougeâtre, se retrouvent allégées dans le fond. De Vadder innove encore dans la représentation du bouquet d'arbres à contre-jour, formant un écran d'ombre brunâtre devant le ciel, mais un écran découpé, à travers les échancrures duquel on aperçoit les feuillages que fait resplendir la lumière venue obliquement du fond. Même si les essences d'arbres sont encore bien caractérisées, le peintre travaille les feuillages en masse et non plus feuille par feuille comme on le pratiquait à Anvers. Connaissant son activité de peintre de cartons de tapisserie, c'est peut-être là qu'il a repris l'idée de décorer le premier plan de ses tableaux de grandes plantes sauvages. L'ensemble de son œuvre révèle un artiste qui ne se contente plus simplement de reproduire la nature telle qu'il la voit, mais qui communie littéralement avec elle. Il vibre au contact des arbres et des chemins qu'il a pu admirer et sa sensibilité s'exprime dans un choix de coloris où le jaune l'emporte sur le bleu, les deux tons se rejoignant dans le vert des frondaisons, créant ainsi une harmonie nouvelle.

Rédacteur
Kervyn de Meerendré, Michel
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Belgian Art Links and Tools, le 8/02/2010
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