| Peintre de paysages, fils et élève de Bartholomeus de Momper. En 1581, il est inscrit comme franc-maître à la gilde de Saint-Luc d'Anvers et en 1611, il en devint le doyen. Entre 1581 et 1591, il est vraisemblable qu'il ait fait un voyage en Italie et qu'il ait été l'élève de L. Toeput à Trévise. Rentré à Anvers, il prit part, en 1594, à la décoration de la ville à l'occasion de la Joyeuse Entrée de l'archiduc Ernest, eut quelques élèves et devint l'un des paysagistes les plus réputés de la ville. L'hypothèse d'un séjour en Italie repose tout d'abord sur une mention dans un inventaire et constitue en quelque sorte la conclusion logique de l'étude de son uvre. De Momper, en effet, était passé maître dans la peinture des montagnes et il est peu probable qu'il soit arrivé à des réalisations de cette sorte sans avoir vu les Alpes, de ses propres yeux. Dans ses uvres du début, caractérisées par un point de vue élevé, un premier plan sombre se détache nettement sur le paysage plus clair du fond. De grandes masses compactes de rocs forment des pentes raides et des ravins profonds. De Momper semble avoir une préférence marquée pour de larges courbes, pour des lignes élégantes et des plans colorés qui donnent à ses rochers un aspect moins torturé que ceux de nombreux de ses prédécesseurs. Dans ses premières uvres, la figure humaine est absente; il parvient ainsi à rendre, comme personne, la solitude de la haute montagne. Dans ses uvres tardives, il tend à simplifier la composition et l'on distingue une prédilection avouée pour le rendu du plat pays, surtout pour les vues de villages ou de rivières.
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